USA : selon la justice, la police ne peut obliger Apple à débloquer un iPhone

  • A
  • A
USA : selon la justice, la police ne peut obliger Apple à débloquer un iPhone
Partagez sur :

Lundi, un juge new-yorkais a donné raison à Apple qui refuse de débloquer l'iPhone d'un dealer de drogue. 

Un juge new-yorkais a décidé lundi que la police avait outrepassé ses prérogatives en demandant à Apple de l'aider à débloquer l'iPhone d'un homme suspecté d'être un dealer de drogue. 

Comme l'affaire de San Bernadino. Cette décision, qui donne raison à Apple, intervient alors que le géant informatique est engagé dans un bras de fer très médiatisé avec les autorités américaines. Ces dernières veulent son assistance pour débloquer l'iPhone d'un des auteurs de la tuerie de San Bernardino. Cette attaque par un couple de musulmans radicalisés a fait 14 morts début décembre dans cette ville de Californie. Dans cette affaire, les parties doivent présenter leurs arguments devant un tribunal fédéral de Californie le 22 mars.

Clé de cryptage. Le jugement émis lundi concerne une affaire différente mais dans laquelle la police avait effectué une demande identique pour arriver à lire les données contenues dans l'iPhone d'un suspect. Seul le propriétaire de ces téléphones réputés inviolables dispose de la clé de cryptage et Apple rechigne à créer un logiciel qui permettrait de donner accès aux données de ses clients, même si cette demande émane de la justice.

"Au final la question à laquelle il faut répondre dans cette affaire, et dans d'autres dossiers identiques à travers le pays, n'est pas de savoir si le gouvernement devrait pouvoir contraindre Apple de l'aider à débloquer un appareil donné, c'est plutôt de savoir si la loi 'All Writs Act' permet de résoudre ce cas et les autres du même type à venir. Je conclus que ce n'est pas le cas", a notamment indiqué le juge James Orenstein.

Un logiciel potentiellement dangereux ? Le "All Writs Act", établi en 1789, est le texte de loi sur lequel se sont fondées les autorités américaines pour contraindre Apple à l'aider à déverrouiller plusieurs téléphones de criminels ou de djihadistes. Mais Apple refuse d'apporter son aide aux enquêteurs, arguant que ce qu'on lui demande risque de rendre tous ses utilisateurs vulnérables, car le logiciel réclamé par la police fédérale FBI en Californie pourrait ensuite tomber entre les mains de criminels ou de gouvernements mal intentionnés.