Une visite russe très fructueuse

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Une visite russe très fructueuse
@ Reuters
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La Russie et la France ont rapproché leurs positions sur le dossier iranien et signé un contrat.

Après un début de mandat pas toujours conciliant avec la Russie, Nicolas Sarkozy s’entend de mieux en mieux avec son homologue russe. La visite à Paris lundi du président Dmitri Medvedev a été l’occasion de rapprocher les points de vue sur le dossier iranien et de mettre en place en partenariat énergétique.

"La Russie est prête, avec nos autres partenaires, à réfléchir à l'introduction de sanctions", a déclaré Dimitri Medvedev à l’issue de sa visite à l’Elysée, après avoir constaté que "nos appels (à l'Iran) pour travailler à un programme nucléaire pacifique sous le contrôle de la communauté internationale n'ont pas porté leurs fruits jusqu'à présent".

Des sanctions "ciblées" contre l’Iran

Longtemps réticente à l’idée de voter au sein de l’ONU des sanctions contre l’Iran, la Russie se rapproche donc de la position française, qui se veut beaucoup plus rigide. Dmitri Medvedev a insisté sur le fait que d'éventuelles nouvelles sanctions devaient être bien "ciblées". "Ces sanctions ne devraient pas viser les populations", a-t-il affirmé.

"Le président Medvedev m'a dit sa disponibilité sur la question des sanctions, pour peu que celles-ci ne créent pas de drame humanitaire", a déclaré Nicolas Sarkozy, qui s'est félicité de la "très grande identité de vues entre la Russie et la France sur les grands dossiers".

La promesse d’un important accord gazier

Cette visite a également permis au groupe énergétique GDF-Suez de se rapprocher de son homologue Gasprom. La firme française a signé lundi un protocole d'accord avec le géant russe pour prendre une participation de 9% dans le gazoduc Nord Stream.

Ce pipeline, construit par les Russes avec l’allemand E.ON, devrait transporter 55 milliards de mètres cubes de gaz par an entre la Russie et l'Allemagne en passant sous la Mer baltique. Il doit permettre à la Russie de faciliter l’acheminement de son gaz vers l’Europe sans passer par l’Ukraine, avec qui les contentieux sont nombreux.

Les deux groupes ont aussi entamé des discussions sur des livraisons additionnelles de gaz russe à GDF Suez, jusqu'à 1,5 milliard de m3 par an à partir de 2015, qui seront justement acheminés par le gazoduc Nord Stream.