Une vidéo au cœur de l'enquête

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Une vidéo au cœur de l'enquête
@ CAPTURE D'ECRAN DE LA VIDEO
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Postée des Etats-Unis, après l'attentat manqué de Times Square, elle infirme la thèse de l'acte isolé.

Le suspect arrêté aux Etats-Unis pour l'attentat manqué de Times Square, samedi dernier, prétend avoir agi seul. Mais sa version ne convainc pas les services anti-terroristes américains, qui privilégient la piste des talibans pakistanais. Ces derniers ont revendiqué samedi l'attentat dans une vidéo diffusée sur internet.

Un site internet créé avant l'attentat

Cette vidéo a évidemment fait l'objet d'une enquête technique des services de renseignement américains. Il en ressort qu'elle a été postée à partir des Etats-Unis, depuis le Connecticut, l'Etat voisin de New York, quelques minutes seulement après l’attentat.

Les enquêteurs ont également découvert que le site où la vidéo avait été postée a été créé la veille seulement de l'attentat de Times Square, sous le nom Tehrik-e-Taliban (TTP), le mouvement des talibans pakistanais affilié à Al-Qaïda.

Menacer les Américains sur leur sol

Une découverte qui donne du poids aux menaces de Hakeemullah Mehsud, le chef des talibans pakistanais, qui prévient, dans cette vidéo que ses réseaux ont réussi à gagner l'Amérique :

Deux arrestations au Pakistan

Au Pakistan, deux personnes soupçonnées d'avoir un lien avec l'attentat ont été interpellées mardi à Karachi sur la base d'entretiens téléphoniques les reliant à un Américain d'origine pakistanaise, Faisal Shahzad, arrêté dans cette affaire.

Des recherches sont en cours pour savoir si ces personnes étaient les destinataires d'appels faits à partir du téléphone mobile du suspect américano-pakistanais Faisal Shahzad ou si leurs numéros ont simplement été détournés par d'autres personnes, a expliqué un officier. Un responsable local de la sécurité à Karachi a indiqué qu'il s'agissait de membres de la famille de Faisal Shahzad.

Pour sa port, Barack Obama a pris la parole mardi matin pour commenter les derniers développements de l'affaire, qu'il a qualifiée de "nouveau rappel brutal de l'époque dans laquelle nous vivons". "Nous ne nous laisserons pas terroriser, nous ne nous recroquevillerons pas dans la peur", a assuré le président américain, promettant que "justice sera rendue".