Une "Kadhafi TV" reprend du service

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Une "Kadhafi TV" reprend du service
@ BERNARD BISSON/JDD
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La principale chaîne de propagande de Mouammar Kadhafi émet à nouveau depuis l'Egypte.

La nouvelle a provoqué la colère des ex-combattants rebelles : les thowars. La principale chaîne de propagande de l'ancien régime de Mouammar Kadhafi, Al-Jamahiriya, a repris vendredi ses émissions sur le satellite égyptien Nilesat.

La chaîne, qui avait cessé d'émettre dans la foulée de la "libération de Tripoli" fin août, est réapparue vendredi soir sur le Nilesat, sous une nouvelle fréquence, diffusant des discours et des chansons à la gloire de l'ex-"Guide", tué en octobre à Syrte à l'issue d'une insurrection qui s'était transformée en combat armé de plusieurs mois.

La nouvelle a fait le tour des réseaux sociaux et certaines pages de la révolution libyenne ont appelé à des manifestations devant l'ambassade égyptienne.

Menace de représailles

Le Conseil des thowars de Tripoli a fait "porter la responsabilité (de cette réapparition) au Conseil militaire" égyptien, au pouvoir depuis la chute du régime de Hosni Moubarak, menaçant de prendre toutes les mesures nécessaires, dont la fermeture des frontières et de l'ambassade et du consulat égyptiens.

Dans un communiqué, le Conseil, qui regroupe plusieurs brigades des ex-rebelles ayant combattu le régime de Mouammar Kadhafi, affirme également être prêt à "réagir à tout acte susceptible de porter atteinte à la révolution" libyenne.

"Nous ne serons pas cléments avec ceux qui tenteraient de saboter notre révolution. Nous serons fermes et nous prendrons les mesures que nous trouvons nécessaires", a déclaré Abdallah Naker, le chef du conseil, au cours d'une conférence de presse.

Il a mis en garde "pour la dernière fois" les partisans de Kadhafi qui seraient derrière le nouveau lancement d'Al-Jamahiriya pour "tenter de propager les idées de l'ancien régime".

"Ils ne devraient pas penser à revenir aux idées du défunt (Mouammar Kadhafi). Kadhafi est (enterré) sous terre, et qui revient avec ses idées, nous le mettrons sous terre", a-t-il menacé.