Un mort dans le sud de la Turquie après des tirs d'artillerie venus de Syrie

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Un mort dans le sud de la Turquie après des tirs d'artillerie venus de Syrie
@ BULENT KILIC / AFP
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Une personne a été tuée, mardi, dans le sud de la Turquie par des tirs d'artillerie venus de Syrie.

Une personne a été tuée et une autre blessée mardi par des tirs d'artillerie d'origine encore indéterminée venus de Syrie qui ont touché la ville de Kilis, dans le sud de la Turquie près de la frontière syrienne, ont rapporté les médias locaux. Deux roquettes sont tombées dans une zone déserte mais une troisième a frappé un quartier de Kilis, a précisé son maire, Hasan Kara, cité par l'agence de presse Dogan. 

Des précédents. Des tirs partis de la Syrie en guerre ont déjà touché des localités frontalières turques depuis le début du conflit en avril 2011, faisant à plusieurs reprises des victimes. Le 18 janvier dernier, une roquette tirée d'une zone tenue par le groupe Etat islamique avait atteint la cour d'un établissement scolaire de Kilis, y tuant une femme de service et blessant grièvement une écolière.

Des répliques turques. Conformément à ses règles d'engagement, l'artillerie turque avait riposté. Ces derniers jours, les canons turcs ont par ailleurs visé à plusieurs reprises des positions tenues par les djihadistes, qui ne sont pas concernés par la trêve actuellement en cours entre le régime de Damas, son allié russe et les groupes rebelles. Avant l'entrée en vigueur de ce cessez-le-feu, l'artillerie turque a aussi régulièrement bombardé en février les positions des milices kurdes syriennes près de la frontière turque, en riposte, selon Ankara, à des tirs. Elle a depuis arrêté de le faire.

La Turquie considère le PYD (Parti de l'union démocratique, principale formation kurde en Syrie) et son bras armé les YPG (Unités de protection du peuple) comme des groupes "terroristes" car très proches du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui mène la rébellion sur son sol depuis 1984.