Un maître zen accusé de harcèlement

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Un maître zen accusé de harcèlement
Joshu Sasaki, 105 ans, a pris sa retraite l'année dernière.@ CAPTURE D'ECRAN YOUTUBE
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Aux États-Unis, cet homme est suspecté de harcèlement sexuel sur ses étudiantes.

Le chanteur Leonard Cohen figure parmi ses disciples. Un maître bouddhiste zen très connu aux États-Unis est accusé de harcèlement sexuel sur ses nombreuses étudiantes, rapporte le New York Times. Âgé de 105 ans, Joshu Sasaki, originaire du Japon, aurait profité de son statut de leader charismatique pour contraindre ces femmes à des "réunions" de nature sexuelle ou pour pratiquer des attouchements, selon des accusations formulées par un comité indépendant de chefs bouddhistes.

Joshu Sasaki officie aux États-Unis depuis les années 60. Des plaintes à son sujet auraient circulé dans la communauté dès les années 70, sans que rien ne soit fait, souligne le Daily Mail. Mais le mois dernier, les chefs bouddhistes ont reconnu avoir ignoré ces accusations et a mis en cause cette figure du bouddhisme zen après la publication d’une lettre sur un site spécialisé.

lettre dénonçant un maître zen

© CAPTURE D'ECRAN SWEEPINGZEN.COM

"Un moyen de réfréner l’ego des femmes"

Le principal intéressé, qui a pris sa retraite l’année dernière, n’a pas répondu à ses accusateurs. D’après les femmes interrogées par le comité, le harcèlement sexuel était monnaie courante dans son centre de Mount Baldy, en Californie. Celles qui osaient protester étaient systématiquement mises à l’écart, les actes commis par Joshu Sasaki étant couverts par les autres moines.

Le fait de demander à certaines femmes de se dévêtir devant le "maître" ou de le laisser toucher leur poitrine était interprété par certains comme faisant partie de son enseignement spirituel. "Un tel contact physique est un moyen de réfréner l’ego trop fort d’une femme", se serait ainsi vu répondre l’une des victimes présumées.

Le pouvoir du comité des chefs bouddhistes est cependant limité. D’après un moine interrogé par le Daily Mail, les membres de la communauté ont l’intention de se réunir pour décider de la suite à donner à ces accusations.