Un journaliste français détenu au Cachemire indien

Paul Comiti, Prix Caen-Bayeux, 2009 crédit : KENZO TRIBOUILLARD / AFP - 1280
Paul Comiti a été placé en garde à vue alors qu'il faisait des repérages pour un futur documentaire sur le Cachemire indien © KENZO TRIBOUILLARD / AFP
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avec AFP , modifié à
Le journaliste a été placé en garde à vue pour une violation de la règle des visas alors qu'il avait rencontré des responsables militaires ainsi que des figures séparatistes ou des avocats des droits de l'homme au Cachemire. 

Un journaliste français a indiqué lundi se trouver en détention provisoire au Cachemire indien, où il a été interpellé ce week-end lors de repérages pour un film sur la situation sécuritaire dans cette région poudrière.

Placé en garde à vue depuis 48 heures. Le documentariste Paul Comiti, 47 ans, a été placé en garde à vue samedi en fin d'après-midi à Srinagar, capitale d'été de l'État indien du Jammu-et-Cachemire. Il avait été convoqué au commissariat après avoir assisté à une manifestation contre les violations des droits de l'homme par les forces de sécurité indiennes. "Cela fait 48 heures que je suis détenu au poste de police de Kothi Bagh à Srinagar", a déclaré Paul Comiti.

Une violation de la règle des visas. La police locale a indiqué le détenir pour une violation de la règle des visas. Le documentariste avait un visa "affaires" (et non "journaliste"), qui mentionnait toutefois sa qualité de producteur. Il attendait pour commencer à filmer des autorisations de tournages, demandées aux autorités il y a plus de deux mois.

"Ils me suivaient lourdement depuis quelques jours". Employé de l'agence Tony Comiti, le fils du célèbre producteur se trouvait depuis deux semaines dans la vallée du Cachemire - sous administration indienne mais revendiquée par le Pakistan - pour rencontrer des interlocuteurs en vue de la réalisation de documentaires pour la télévision française. 

Le journaliste français s'est entretenu aussi bien avec des responsables militaires que des figures séparatistes ou des avocats des droits de l'homme. Il avait notamment demandé aux autorités indiennes à pouvoir filmer la vie d'une unité de l'armée indienne. Les services de renseignements "étaient très nerveux. Ils me suivaient lourdement depuis quelques jours", a indiqué Paul Comiti.