Un enquêteur conspué par Trump dit qu'attaquer le FBI conforte Poutine

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Un enquêteur conspué par Trump dit qu'attaquer le FBI conforte Poutine
Chef adjoint du contre-espionnage au sein de la police fédérale, Peter Strzok était en première ligne dans l'enquête menée par le procureur spécial Robert Mueller sur l'ingérence de la Russie.@ AFP
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"Je crois sincèrement que l'audience d'aujourd'hui est simplement une autre victoire pour Poutine et un autre tournant dans la campagne de nos ennemis pour déchirer les Etats-Unis", a déclaré jeudi Peter Strzok, un agent du FBI.

Un agent du FBI que Donald Trump accuse de parti pris à son encontre a estimé jeudi que de telles attaques divisaient les États-Unis et confortaient le président russe Vladimir Poutine. Peu avant d'être entendu par le Congrès à propos d'une partialité présumée à l'égard de Donald Trump au sein de la police fédérale, Peter Strzok a nié que l'enquête sur l'ingérence russe dans l'élection de 2016 soit politisée. "Cette enquête n'est pas motivée par la politique, ce n'est pas une chasse aux sorcières, ce n'est pas un canular", a indiqué Peter Strzok dans un communiqué qui devait être remis à l'audience. 

"Pas de preuve de parti pris". "J'ai le plus grand respect pour le rôle de contrôle du Congrès mais je crois sincèrement que l'audience d'aujourd'hui est simplement une autre victoire pour Poutine et un autre tournant dans la campagne de nos ennemis pour déchirer les États-Unis", a-t-il asséné. Peter Strzok - dont la relation extra-conjugale avec la juriste de la police fédérale américaine Lisa Page a conduit Donald Trump à épingler le duo du sobriquet "amants du FBI" - a estimé qu'il n'y avait "pas de preuve de parti pris" dans son travail sur l'interférence russe ni dans d'autres investigations liées à la politique.

Une campagne visant à discréditer le FBI. La correspondance privée entre Peter Strzok et Lisa Page, amants de 2015 à 2017 alors qu'ils étaient tous deux au FBI, a révélé leur opposition au candidat républicain. Ils sont aujourd'hui au centre d'une campagne républicaine -Donald Trump en tête - visant à discréditer le FBI et l'équipe du procureur spécial Robert Mueller, à laquelle ils ont brièvement pris part, sur l'enquête concernant une éventuelle collusion entre l'équipe de campagne de Donald Trump et la Russie pour le faire élire en 2016.

Au cours de l'audience jeudi, les républicains espèrent donc ébranler la crédibilité de l'enquête et saper les accusations d'entrave à la justice qui pèsent sur le président et pourraient conduire à une procédure de destitution.