Un complice présumé des kamikazes du 13 novembre détenu en Autriche

  • A
  • A
Un complice présumé des kamikazes du 13 novembre détenu en Autriche
Un Marocain soupçonné d'être lié à la cellule à l'origine des attentats du 13 novembre est détenu en Autriche @ ERIC ESTRADE / AFP
Partagez sur :

Un Marocain arrêté à Bruxelles et actuellement détenu en Autriche est soupçonné d'avoir voulu se rendre en France pour y perpétrer une attaque terroriste. 

Un Marocain arrêté à Bruxelles en juillet et actuellement détenu en Autriche est soupçonné d'être lié à la cellule djihadiste responsable des attentats du 13 novembre à Paris.

Lien avec les kamikazes du Stade de France. Cet homme, Abid Tabaouni, est soupçonné d'être lié à deux présumés membres de l'organisation État islamique (EI), l'Algérien Adel Haddadi et le Pakistanais Mohamad Usman, arrêtés en décembre 2015 en Autriche et remis fin juillet à la justice française, dans le cadre de l'enquête sur le 13-Novembre (130 morts). Ces deux hommes, mis en examen et incarcérés à leur arrivée en France, intéressent la justice française notamment parce qu'ils avaient transité par l'île grecque de Léros, se mêlant au flux de réfugiés syriens, en même temps que deux des trois kamikazes du Stade de France, deux Irakiens non identifiés.

Un téléphone dans un centre d'accueil. Les deux hommes ont été arrêtés dans un centre d'accueil de demandeurs d'asile à Salzbourg, en Autriche, par lequel a aussi transité Tabaouni. Et les enquêteurs se demandent "si Haddadi et Usman l'ont attendu dans ce camp et s'ils avaient projeté de poursuivre ensemble le voyage vers la France ou la Belgique", a-t-on précisé de source proche du dossier. L'enquête a établi notamment que lors de l'arrestation d'Usman et Haddadi, a été retrouvé près de leurs lits un téléphone appartenant très probablement à Tabaouni. De son côté, la chaîne américaine CNN affirme, sur la base de milliers de documents d'enquête qu'elle a pu consulter, que Tabaouni était lié à cette équipe de quatre hommes ayant transité par Léros et qu'il devait probablement lui aussi perpétrer une attaque.

"Une procédure rapide". Le Marocain a été arrêté en juillet à Bruxelles en vertu d'un mandat d'arrêt européen émis par l'Autriche après sa fuite de Salzbourg, a confirmé la justice belge. Il a été remis à la justice autrichienne en août. "Ça peut être une procédure rapide. Dans ce cas précis, on a constaté qu'il n'avait aucun lien avec notre pays (pas de double nationalité belgo-marocaine, ndlr) ni avec nos dossiers a priori", a déclaré Thierry Werts, porte-parole du parquet fédéral belge, compétent en matière de terrorisme. Remis au parquet de Salzbourg, "le suspect se trouve en détention préventive en Autriche depuis le 25 août et est soupçonné d'appartenance à une organisation terroriste", a indiqué à Vienne Robert Holzleitner, porte-parole du parquet, sans plus de précisions.