Un club de barbus suédois pris pour des militants de l'Etat islamique

  • A
  • A
Un club de barbus suédois pris pour des militants de l'Etat islamique
@ AFP
Partagez sur :

Un club de barbus posant dans la campagne suédoise avec un drapeau représentant deux sabres blancs croisés sur fond noir a été pris par mégarde pour des militants du groupe Etat islamique.

Il y a eu visiblement méprise. Un club de barbus posant dans la campagne suédoise avec un drapeau représentant deux sabres blancs croisés sur fond noir a été pris par mégarde pour des militants du groupe Etat islamique, a raconté lundi un responsable de la joyeuse confrérie.

Les policiers croient à un rassemblement de l'EI. Andreas Fransson, un trentenaire travaillant dans la publicité, se trouvait samedi avec ses camarades à bouc devant les ruines du château de Brahehus, dans le sud du pays, lorsque deux policiers se sont présentés. "Ils nous ont dit qu'un automobiliste avait cru voir un rassemblement de terroristes de l'IS", acronyme anglais du groupe Etat islamique, explique-t-il.

"Ils ont ri de bon cœur". Constatant leur méprise, les deux policiers en uniforme ont "ri de bon coeur" avec les barbus et sont remontés dans leur véhicule "le sourire aux lèvres", selon Andreas Fransson qui reconnaît tout de même que l'étendard de son organisation, qui compte une soixantaine de membres en Suède, peut prêter à confusion avec celui des combattants djihadistes.

Un groupe qui milite en réalité contre les injustices. "Nous appartenons à un club émanant d'une association créée aux Etats-Unis, appelée Bearded Villains et qui milite contre les injustices, l'homophobie, le racisme et l'oppression. Le drapeau des Bearded Villains passe de club en club dans le monde entier et nous prenons des photos avec ce drapeau pour témoigner notre fraternité", souligne-t-il.

En Suède, les Bearded Villains participent notamment à des campagnes de sensibilisation à la prévention du cancer. "C'était un incident drôle mais il est dommage d'être associé au groupe Etat islamique quand on pense à nos activités caritatives", regrette Andreas Fransson.