Un chef djihadiste d'Ansar Dine arrêté au Mali

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Un chef djihadiste d'Ansar Dine arrêté au Mali
Un soldat malien. Image d'illustration.@ PASCAL GUYOT / AFP
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"Un des plus hauts responsables" du groupe djihadiste, selon les autorités maliennes, avait probablement participé à l'attaque de Nampala qui avait fait 17 morts le 19 juillet dernier.

Le chef d'une unité du groupe djihadiste malien Ansar Dine opérant dans le centre du Mali a été arrêté mardi par les forces spéciales maliennes près de Nampala, où 17 soldats maliens ont péri récemment dans une attaque, selon des sources de sécurité.

"Un des plus hauts dirigeants". "Nos forces spéciales ont capturé aujourd'hui (mardi) vers 16h (18h en France) Mahmoud Barry, alias Abou Yehiya", qui est un des plus hauts dirigeants" d'Ansar Dine Macina, a affirmé un officier de la Sécurité d'Etat (SE, renseignement). L'information a été confirmée par plusieurs sources de sécurité, précisant que l'intéressé, de nationalité malienne, est "l'émir" de la katiba (unité combattante) Ansar Dine du Macina. 

Il a participé à l'attaque de Nampala. Il "est entre les mains de nos hommes qui sont en train de s'organiser pour l'amener à Bamako où il sera entendu", "il a pris part à plusieurs attaques contre les positions des FAMa (Forces armées maliennes) entre 2015 et maintenant", a ajouté l'officier de la SE. De même source, "Abou Yehiya a très probablement" participé à l'attaque contre l'armée malienne à Nampala, le 19 juillet, qui a fait 17 morts et 35 blessés parmi les soldats, selon un bilan officiel. "Depuis plusieurs jours, les forces spéciales des services du renseignement du Mali étaient à la recherche de l'individu dans la zone", a-t-elle précisé.

Le 19 juillet, des hommes armés avaient attaqué le camp militaire de Nampala, proche de la frontière avec la Mauritanie. Le gouvernement avait dénoncé une "action terroriste coordonnée" et annoncé une opération de traque des assaillants, qui avaient occupé le site pendant plusieurs heures et emporté avec eux des matériels et véhicules militaires. L'attaque avait été revendiquée par deux groupes armés, un mouvement armé peul révélé en juin et le groupe Ansar Dine, groupe djihadiste lié à Al-Qaïda.