Ukraine : sanctions contre le chef des renseignements russes

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Ukraine : sanctions contre le chef des renseignements russes
Alexander Bortnikov, ici en compagnie de Vladimir Poutine, est visé par les sanctions européennes@ Reuters
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Une nouvelle liste de 15 personnes et 18 sociétés et organisations a été adoptée par les Vingt-Huit après un regain de tensions entre l'Occident et la Russie après le crash du MH17.

L'INFO. La liste des personnalités et sociétés russes sanctionnées par l'Occident s'allonge. L'Union européenne a adopté samedi une nouvelle série de sanctions contre les chefs des services de renseignement russes et plusieurs responsables du Conseil de sécurité russe. Les Vingt-Huit leur reprochent leur implication dans la crise ukrainienne, selon le Journal officiel de l'UE.

Dans le nouvel index de 15 personnes et 18 entités visées par un gel des avoirs et une interdiction de voyager, figurent notamment le chef du Service fédéral de sécurité (FSB), Alexander Bortnikov, le chef des services de renseignement, Mikhaïl Fradkov, ainsi que le président tchétchène Ramzan Kadyrov. Cette décision intervient peu de temps après le crash du MH17, un avion de la Malaysia Airlines abattu par un missile au-dessus du territoire ukrainien contrôlé par les rebelles pro-russes.

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Pourquoi ces sanctions ? Au total, 87 personnes et 20 entités tombent sous le coup de ces mesures de rétorsion occidentales. Les responsables du Conseil de sécurité russe, dont font partie Alexander Bortnikov et Mikhaïl Fradkov, sont mis en cause pour avoir "contribué à l'élaboration de la politique du gouvernement russe menaçant l'intégrité territoriale, la souveraineté et l'indépendance de l'Ukraine". Le président tchétchène a quant à lui "fait des déclarations en faveur de l'annexion illégale de la Crimée et en faveur de l'insurrection armée en Ukraine". Début juin, il s'est dit prêt à envoyer 74.000 volontaires tchétchènes en Ukraine si on le lui demandait.

Des sociétés de Crimée. Parmi les entités, figurent plusieurs sociétés ayant leur siège en Crimée, rattachée à la Russie, comme un groupe hôtelier basé à Yalta. Parallèlement, l'UE devrait la semaine prochaine adopter le même type de sanctions contre des personnes accusées de "soutenir activement l'annexion de la Crimée" ou la "déstabilisation de l'est de l'Ukraine", ou d'en "bénéficier". Cette nouvelle liste, qui devrait être finalisée mardi prochain, pourrait toucher des oligarques proches du président Vladimir Poutine, a-t-on indiqué de sources diplomatiques.

Les Vingt-Huit sont prêts surtout à prendre aussi dès la semaine prochaine des sanctions économiques d'envergure, dans les domaines de l'accès aux marchés financiers, des ventes d'armes, des technologies dans le domaine de l'énergie et des biens à double usage civil et militaire.