Deux morts en Ukraine, le cessez-le-feu menacé

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Deux morts en Ukraine, le cessez-le-feu menacé
@ AFP
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GUERRE - Les chances de succès des accords signés cette semaine à Minsk semblent compromises, alors qu'un bombardement a fait deux morts, samedi à Donetsk.

En Ukraine, c'est toujours la guerre. Les chances de succès des accords de Minsk semblaient de plus en plus minces à quelques heures d'un cessez-le-feu censé entrer en vigueur samedi soir. Un homme et une femme ont été tués samedi par des tirs d'obus tombés dans le centre-ville de Donetsk, place-forte des rebelles prorusses.

28 morts vendredi. Vendredi, de violents combats avaient fait 28 morts dans l'est du pays. Séparatistes prorusses et militaires ukrainiens ont continué à s'affronter pour gagner du terrain, poussant le président ukrainien à juger les accords de Minsk "en grand danger".

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Bombardement au lance-roquette. Samedi, l'offensive des séparatistes pro-russes ne montrait aucun signe de ralentissement, les forces gouvernementales faisant état de 120 attaques distinctes au cours des dernières 24 heures. "Il n'y a pas d'accalmie au contraire, les rebelles continuent leurs attaques contre Debaltseve", ville stratégique située sur la liaison ferroviaire entre Donetsk et Louhansk, les deux régions tenues par les insurgés, a dit un porte-parole de l'armée.

La Russie se dit "préoccupée". Sur le plan diplomatique aussi, la situation se tend. Les dirigeants des sept plus grandes puissances économiques mondiales (G7, Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Royaume Uni, Etats-Unis) ont appelé au "strict respect" des accords et se sont dits "prêts à adopter" des sanctions contre ceux qui violeraient cet accord, selon un communiqué transmis par la présidence française. De son côté, la porte-parole du département d'Etat américain Jennifer Psaki a accusé Moscou de continuer à déployer des armes lourdes dans l'est de l'Ukraine, se disant très préoccupée par "les informations concernant des chars et des systèmes de missiles supplémentaires venus ces derniers jours de l'autre côté de la frontière, de Russie".

De son côté, la Russie s'est déclarée samedi "préoccupée" par les tentatives de Kiev et de l'Occident de "déformer" les accords de "Minsk 2", arrachés jeudi au terme de seize heures de négociations entre les dirigeants russe, ukrainien, français et allemand. "Le fait que les responsables officiels ukrainiens (...), ainsi que ceux de certains pays occidentaux, notamment des Etats-Unis (...) ont commencé à déformer les accords de Minsk" suscite une "grave préoccupation" à Moscou, a indiqué la diplomatie russe dans un communiqué.

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