Ukraine : 150 blessés dont 30 graves dans les manifestations

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avec AFP , modifié à
HEURTS - Les manifestants ont pris le siège du parti du président mardi. Plus tôt dans la matinée, ils ont affronté les policiers près du Parlement.

L'INFO. Après quelques semaines de calme, de nouveaux affrontements ont fait 150 blessés, dont 30 graves en Ukraine mardi. Les manifestants ont pris le contrôle du siège du parti du président ukrainien Viktor Ianoukovitch dans le centre de Kiev après un assaut. Les locaux étaient envahis de fumée, avec plusieurs foyers d'incendie. Entre 200 et 300 manifestants ont jeté des pavés et des cocktails molotov sur ce bâtiment dont ils ont brisé plusieurs vitres. Ils ont forcé avec une hache l'entrée dans un garage situé dans la cour de l'immeuble.

Premiers incidents depuis fin janvier. Plus tôt dans la matinée, des heurts ont éclaté entre manifestants et forces anti-émeute près du parlement ukrainien. Les députés devaient examiner une réforme constitutionnelle visant à réduire les pouvoirs du président. La police a eu recours à du gaz lacrymogène, jeté des grenades assourdissantes et tiré des balles de caoutchouc sur les manifestants après que ces derniers ont jeté des pavés en direction des cordons de police qui encerclent le parlement. Les manifestants encagoulés ont incendié deux camions postés aux environs du parlement avec des cocktails molotov. Les policiers ont riposté avec un canon à eau.

La Russie s'immisce. Il s'agit des premiers affrontements à Kiev depuis ceux de la fin janvier qui avaient fait quatre morts et plus de 500 blessés. La loi d'amnistie pour les manifestants est pourtant entrée en vigueur lundi et la mairie de Kiev évacuée le week-end précédent.

La Russie a rapidement réagit à ce retour à la violence. Elle serait le "résultat" de la politique des Occidentaux qui ont encouragé l'escalade, a fustigé la diplomatie russe. "Ce qui se produit actuellement est le résultat direct de la politique de complaisance des hommes politiques occidentaux et des structures européennes qui, depuis le début de la crise, ferment les yeux sur les actes agressifs des forces radicales en Ukraine, encourageant de fait l'escalade et les provocations envers le pouvoir légal", a estimé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.