UE : polémique autour du poste de conseiller scientifique

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UE : polémique autour du poste de conseiller scientifique
Des ONG veulent supprimer le poste de conseiller scientifique en chef de la Commission européenne.@ REUTERS
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L'APPEL - Des ONG veulent supprimer le poste de conseiller scientifique de la Commission européenne. Ils accusent la conseillère actuelle d'être pro-OGM.

Le ton monte entre les associations et l'Union européenne. Plusieurs ONG, dont Greenpeace, ont écrit fin juillet une lettre ouverte à Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, pour demander la suppression du poste de conseiller scientifique en chef, indique mardi le site Euractiv.

Manque de transparence. Ce que reprochent ces neuf associations à ce poste créé par le prédécesseur de Jean-Claude Juncker et occupé depuis 2012 par Anne Glover, c'est notamment son manque de transparence. "Nous n'avons pas pu obtenir d'informations sur les sujets sur lesquels le président de la Commission l'a sollicitée, ni sur les conseils qui ont été prodigués", écrivent les ONG, parmi lesquelles figurent aussi le Réseau Environnement Santé et la Cancer Prevention and Education Society.

Une parole pro-OGM. "Pour les médias, l'actuelle conseillère scientifique en chef a présenté des opinions partiales et biaisées dans le débat sur l'utilisation des OGM dans l'agriculture, assurant de façon répétée qu'il existait un consensus scientifique sur leur sûreté, alors même que cette affirmation est contestée par une déclaration internationale de scientifiques", poursuivent les associations. En outre, ce poste est "fondamentalement problématique puisqu'il est fondé sur l'hypothèse qu'une seule personne serait capable de conseiller [la Commission] sur un large éventail de sujets complexes et sujets à controverses".

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Pas de réaction de l'intéressée. C'est pourquoi les ONG signataires estiment que le poste, qui "concentre trop d'influence", doit tout simplement être supprimé. Interrogé par Euractiv, l'entourage d'Anne Glover préfère ne pas s'exprimer, laissant "aux dirigeants politiques [et] aux scientifiques" le soin de "prendre position".

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