Twitter, un outil pour mesurer la pollution à Pékin

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Twitter, un outil pour mesurer la pollution à Pékin
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C’est en fait l’ambassade des Etats-Unis sur place qui fournit ainsi des informations complémentaires aux données chinoises officielles, très partielles.

"Bon", "moyen", "dangereux pour les personnes sensibles" : toutes les heures environ, un nouveau relevé de pollution pour la ville de Pékin est diffusé via Twitter. Grâce au site de micro-blogs, l’ambassade des Etats-Unis en Chine fournit ainsi une information indispensable et complémentaire par rapport aux données officielles chinoises.

Car, comme l’explique Time magazine, il y a un gouffre entre les relevés proposés chaque jour à midi par le ministère chinois de la protection de l’environnement pour… la veille, et la réalité. Surtout, la mesure des particules fines, l’un des types de pollution les plus dangereux pour la santé, n’est même pas effectuée.

Pendant les Jeux Olympiques de 2008, la Chine avait mis en avant ses efforts en matière de protection de l’environnement. Depuis, Steven Q. Andrews, un Américain spécialiste des questions environnementales, assure que les autorités ont déplacé les capteurs vers des zones moins polluées pour continuer à pouvoir décompter des jours de "ciel bleu".

Pour "twitter", l’ambassade américaine ne dispose, de son côté, que d’une seule station de mesure située dans l’Est de Pékin. Elle assure, sur un ton très diplomatique, que ses relevés n’ont pour objet que de constituer une source d’information pour la santé de ses employés.