Trump persiste : Mexico paiera le mur frontalier, "non" dit le Mexique

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Trump persiste : Mexico paiera le mur frontalier, "non" dit le Mexique
Le financement de ce mur le long des 3.142 km de la frontière avec le Mexique, promesse de campagne de Donald Trump pour stopper l'immigration clandestine et le trafic de drogue, reste un casse-tête.@ Brendan Smialowski / AFP
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"Le Mexique étant un des pays au monde où la criminalité est la plus forte, nous devons avoir LE MUR", a tweeté Donald Trump dimanche.

Les États-Unis doivent construire un mur anti-immigrés à la frontière mexicaine et le Mexique paiera la facture d'une manière ou d'une autre, a réaffirmé dimanche Donald Trump avant un débat difficile au Congrès sur cette priorité du président américain. "Le Mexique étant un des pays au monde où la criminalité est la plus forte, nous devons avoir LE MUR", a tweeté Donald Trump. "Le Mexique devra payer pour cela, en remboursant ou de toute autre manière", a-t-il ajouté, entre plusieurs messages consacrés à l'ouragan Harvey et aux dramatiques inondations qui frappent le Texas.



"Notre pays ne paiera pas". Mexico a rétorqué, via son ministère des Affaires étrangères, que "comme l'a constamment affirmé le gouvernement du Mexique, notre pays ne paiera en aucune manière et dans aucune circonstance un mur." "Cette position ne s'inscrit pas dans une stratégie de négociation du Mexique, mais c'est un principe de souveraineté et de dignité nationale", a ajouté le ministère dans un communiqué.

Au cœur du débat sur le budget 2018. Le sujet sera au cœur du débat sur le budget 2018 que doit voter le Congrès après sa rentrée de septembre. La Maison-Blanche exige que la loi de financement de l'Etat fédéral inclue des crédits pour la construction du mur, mais les démocrates, qui s'y opposent et détiennent une minorité de blocage au Sénat, pourraient jouer l'intransigeance. 

Un casse-tête. Le financement de ce mur le long des 3.142 km de la frontière avec le Mexique, promesse de campagne de Donald Trump pour stopper l'immigration clandestine et le trafic de drogue, reste un casse-tête. Le candidat avait assuré que Mexico paierait pour sa construction. Le président a ensuite émis l'idée d'un relèvement des taxes douanières pour que les Mexicains contribuent indirectement à ce coûteux projet. "Ce que nous allons faire, c'est un mécanisme par lequel nous obtiendrons du Congrès l'argent nécessaire pour ce projet crucial", a expliqué dimanche le conseiller à la sécurité intérieure auprès de la Maison Blanche, Tom Bossert, sur la chaîne de télévision ABC News. Ensuite, "en travaillant avec les Mexicains sur d'autres sujets et sur la politique commerciale", "nous allons décider" comment régler la question, a-t-il ajouté.