Trump affirme ne pas posséder d'enregistrements de ses échanges avec Comey

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Trump affirme ne pas posséder d'enregistrements de ses échanges avec Comey
Après des semaines de spéculation entretenues, le président des Etats-Unis a affirmé ne pas être en possession d'enregistrements.@ Brendan Smialowski / AFP
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Donald Trump a affirmé qu'il n'avait pas fait et qu'il ne possédait pas d'enregistrement de ses conversations avec l'ex chef du FBI.

Le président des Etats-Unis Donald Trump a affirmé jeudi ne pas posséder d'enregistrements de ses échanges avec l'ancien chef du FBI James Comey, après des semaines de spéculations qu'il avait lui-même alimentées. "Je ne sais pas s'il existe des 'bandes' ou des enregistrements de mes conversations avec James Comey, mais je n'ai pas fait, et je ne possède pas, de tels enregistrements", a écrit Donald Trump dans une série de tweets.

Tweet menaçant. Quelques jours après avoir limogé James Comey, le 9 mai, le président américain avait évoqué de possibles enregistrements de ses discussions avec ce dernier. "James Comey ferait bien d'espérer qu'il n'existe pas d''enregistrements' de nos conversations avant qu'il ne commence à faire des révélations à la presse !", avait-il lancé dans un tweet menaçant. Interrogé début juin lors d'une audition au Congrès, James Comey s'était déclaré très à l'aise sur ce thème: "J'ai choisi mes mots avec soin. J'ai vu le tweet sur les enregistrements. J'espère bien qu'il y a des enregistrements".

Possible entrave à la justice. Jusqu'à son limogeage brutal le 9 mai sur ordre du président, James Comey supervisait une enquête du FBI sur les contacts entre des membres de l'équipe de campagne de Donald Trump et le gouvernement russe, soupçonné par le renseignement américain d'avoir cherché à influencer l'élection américaine de 2016 en faveur du républicain. Lors d'une audition extraordinaire au Sénat, l'ex-chef du FBI a affirmé sous serment que le président avait exigé de lui sa "loyauté" et lui avait demandé d'abandonner un volet de l'enquête russe portant sur le général Michael Flynn, son ex-conseiller à la sécurité nationale. Si ce dernier volet était confirmé, il pourrait être constitutif d'une entrave à la justice. La Maison-Blanche rejette cette lecture, Donald Trump lui-même ayant accusé l'ancien chef du FBI de mensonges et se disant prêt à démentir - sous serment - son témoignage.