Travailler vite pour être vite en congés

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Travailler vite pour être vite en congés
Les employés de WeddingWire vont avoir une motivation de plus : s'ils ont atteint leurs objectifs, ils pourront partir en vacances jusqu'à la fin du mois.@ MAXPPP/Eric Audras/AltoPress
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Aux Etats-Unis, une entreprise américaine a décidé d’instaurer le "fini-parti" pour motiver ses employés.

Une entreprise états-unienne va se convertir au très marseillais "fini-parti". En clair : si un employé a atteint ses objectifs avant la fin du mois, il aura le droit de partir en congés jusqu’au 31. Un management très tentant que va instaurer l’entreprise WeddingWire dès le 1er janvier 2012 pour motiver ses troupes et les inciter à travailler plus vite.

Les 98 employés de cette entreprise basée dans le Maryland, et spécialisée dans les logiciels d'organisation d'événements, vont donc avoir une motivation supplémentaire pour atteindre leurs objectifs.

Tenir les délais, voire les pulvériser

Si un employé a fini son travail le 21 du mois, il pourra rester chez lui jusqu’au 31. Mais pour l’instant, ces derniers ont surtout du mal à y croire, d’autant qu’ils ne bénéficient actuellement que de 16 jours de congés annuels.

"Nous voulons juste que vous fassiez le boulot. Si vous y arrivez, pourquoi limiterions-nous le nombre de jours de congés que vous prenez ?", a expliqué Jennifer Harding, directrice des ressources humaines chez WeddingWire, au quotidien The Washington Post.

Jennifer Harding le promet : les charges de travail resteront inchangées. "Tout va fonctionner exactement de la même manière", a-t-elle déclaré. Les employés seront juste incités à respecter les délais, voire à les pulvériser pour partir en congés le plus tôt possible.

Efficacité discutable en France

La méthode est déjà appliquée à Marseille, où les services de nettoyage sont très attachés au sacro-saint "fini-parti" : dès leur tournée effectuée, les éboueurs peuvent rentrer chez eux.

Une gestion qui a ses limites puisqu’en 2007 la Cour régional des comptes estimait que ce dispositif entraînait "un service d'une durée moyenne équivalent à la moitié du temps de travail 'légal', soit 3h30 environ au lieu de 7 heures"