Transport aérien : une année 2015 "extraordinairement sûre"

  • A
  • A
Transport aérien : une année 2015 "extraordinairement sûre"
Des avions de la compagnie American Airlines aux Etats-Unis. Image d'illustration. @ JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Partagez sur :

En 2015, 68 accidents d'avion ont eu lieu contre 77 en 2014 et 90 en moyenne sur ces cinq dernières années. 

Le nombre d'accidents d'avion et les victimes qui en ont découlé ont baissé en 2015 par rapport à 2014, tombant même nettement en dessous de la moyenne des cinq dernières années, a déclaré lundi l'Association internationale du transport aérien (Iata).

Quatre accidents mortels seulement. Il y a eu un total de 68 accidents d'avion en 2015, contre 77 en 2014 et une moyenne annuelle de 90 sur les cinq dernières années, selon le dernier rapport de l'Iata sur la sécurité aérienne. Quatre accidents ont été mortels en 2015 contre 12 en 2014. "En termes de nombre d'accidents mortels, ce fut une année extraordinairement sûre", déclaré Tony Tyler, directeur général de l'Iata, cité dans un communiqué publié lundi, à la veille de l'ouverture du salon aéronautique de Singapour, le plus important d'Asie.

Les attentats non pris en compte. Les accidents répertoriés par le rapport ont causé la mort de 136 personnes l'an dernier, contre 641 en 2014 et une moyenne sur cinq ans de 504, selon l'Iata, qui représente quelque 260 compagnies aériennes, soit 83% du trafic aérien mondial. Si l'on prend en compte les accidents impliquant d'une part un avion exploité par Germanwings, la filiale à bas coûts de Lufthansa et, de l'autre, celui d'un appareil de la compagnie russe Metrojet, le nombre de morts s'élève plus de 500, poursuit l'Iata. Mais l'association ne les a pas pris en compte dans ses statistiques parce qu'ils ont été classés comme des actes délibérés d'intervention illicite.

"Alors qu'il n'y aucune solution simple à apporter aux questions de santé mentale ou de sécurité mises en lumière par ces tragédies, le secteur aérien continue de travailler pour minimiser le risque de voir survenir de nouveaux événements de ce type", poursuit Tony Tyler.