Togo : "nous n'avons pas eu d'autre choix que nous retirer"

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Togo : "nous n'avons pas eu d'autre choix que nous retirer"
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Le Premier ministre togolais réagit sur Europe 1 à l'attaque de l'équipe de foot du Togo avant l'ouverture de la CAN et à son retrait de la compétition.

"Ca n'est pas une décision très plaisante" à prendre. Gilbert Fossoun Houngbo le reconnaît, il a longuement hésité. Le Premier ministre du Togo a beaucoup hésité à demander à la sélection nationale de rentrer au pays après l'attaque qu'elle a subit vendredi. Mais selon lui la situation le justifiait.

"Il ne faut pas prêter le flanc" aux attaques rebelles, dit-il pour expliquer sa décision. "Nous n'avons pratiquement pas eu d'autre choix que de nous retirer. (...) Nous avons le devoir de chercher l'équilibre entre continuer une manifestation tout en nous préoccupant à juste titre des problèmes de sécurité", a-t-il poursuivit dimanche soir sur Europe 1.

L'équipe nationale togolaise a quitté dimanche soir l'enclave angolaise de Cabinda, où a eu lieu l'attaque. Mais les joueurs n'excluaient plus de revenir participer à la compétition. L'équipe togolaise devait entrer en lice lundi contre le Ghana mais les autorités togolaises ont demandé à la Confédération africaine de football (Caf) un aménagement de leur calendrier pour leur permettre d'envisager une participation au tournoi.

Pour Gilbert Fossoun Houngbo, " il ne faut pas qu'on se serve de cet événement, aussi douloureux soit-il, comme un alibi, comme une excuse pour mettre en cause le travail gigantesque, énorme, abattu par les autorités sud-africaines pour l'organisation de la Coupe de monde" de football en juin prochain.