Syrie : Moscou suspend l'accord avec Washington sur la prévention d'incidents aériens

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Syrie : Moscou suspend l'accord avec Washington sur la prévention d'incidents aériens
Moscou a suspendu son accord passé avec Washington qui visait à empêcher des incidents entre avions des deux pays en Syrie. (Photo d'illustration, aviation russe).@ Vadim Grishankin / RUSSIAN DEFENCE MINISTRY / AFP
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Dans un communiqué, la Russie a suspendu "le memorandum avec les Etats-Unis sur la prévention des incidents et la sécurité des vols lors des opérations en Syrie"

La Russie a annoncé vendredi la suspension de l'accord avec Washington qui visait à empêcher des incidents entre avions des deux pays en Syrie, après les frappes américaines contre une base des forces syriennes dans la province de Homs.

Un protocole signé en 2015. "La partie russe suspend le memorandum avec les Etats-Unis sur la prévention des incidents et la sécurité des vols lors des opérations en Syrie" menées par les aviations russe et américaine, a déclaré la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, dans un communiqué. La Russie et les Etats-Unis avaient signé ce protocole d'accord, contenant des règles et et restrictions visant à empêcher les incidents entre les avions des deux pays dans le ciel syrien, en octobre 2015, quelques semaines après le début de l'intervention russe en soutien au régime de Damas. Les aviations russe et américaine effectuent notamment des frappes aériennes contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI) en Syrie. Le document insistait sur le professionnalisme dont doivent faire preuve les pilotes, conseillait l'utilisation de certaines fréquences radio communes et préconisait la création d'une ligne de communication secondaire au sol.

Frappes "préparées d'avance". La base de al-Chaayrate, dans la province de Homs, a été frappée par 59 missiles Tomahawk tirés par les navires américains USS Porter et USS Ross, qui se trouvaient en Méditerranée. Ces frappes interviennent après une attaque chimique présumée sur la localité de Khan Cheikhoun, dans la province d'Idleb, imputée au régime syrien par Washington, ce que dément Damas, allié de la Russie. "Nous appelons le Conseil de sécurité de l'ONU à tenir une réunion d'urgence pour discuter de la situation", a souligné Maria Zakharova, en dénonçant une "approche irréfléchie" de Washington dans le conflit syrien. "Il est évident que les frappes de missiles ont été préparées d'avance (...) et la décision sur ces frappes a été prise à Washington bien avant les événements à Idleb, qui n'ont servi que de prétexte pour une démonstration de la force", a-t-elle affirmé.