Syrie : l'ONU annonce de nouveaux pourparlers de paix le 23 mars

Syrie, Genève
Une délégation du gouvernement syrien lors de pourparlers de paix à Genève, le 24 avril 2016. © XU JINQUAN / POOL / AFP
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avec AFP , modifié à
Le conflit syrien a fait plus de 310.000 morts et des millions de réfugiés en six ans.

Nouveau round de négociations. Le gouvernement syrien et les groupes d'opposition sont invités à reprendre les pourparlers de paix sous l'égide de l'ONU à Genève le 23 mars, a annoncé mercredi l'émissaire spécial des Nations unies pour la Syrie.

310.000 morts en six ans. Staffan de Mistura a révélé cette date après avoir présenté au Conseil de sécurité les résultats des dernières discussions difficiles qui se sont achevées vendredi dans la ville suisse, mais sans parvenir à mettre un terme à une guerre qui a fait plus de 310.000 morts et des millions de réfugiés en six ans.  "A l'heure actuelle, j'ai l'intention de rappeler les invités à Genève pour un cinquième cycle (de pourparlers) en visant la date du 23 mars", a déclaré à la presse le diplomate onusien.

"Solution politique." Les dernières discussions genevoises sur la Syrie avaient pris fin le 4 mars avec l'acceptation par les belligérants syriens d'un "agenda clair" incluant la gouvernance et la lutte contre le terrorisme. Les Etats-Unis, qui avaient été sous l'administration précédente de Barack Obama une force motrice du processus diplomatique à Genève avant de laisser peu à peu la place à la Russie, ont assuré mercredi qu'ils soutenaient toujours la recherche d'une "solution politique". "Nous allons continuer à observer le processus, mais nous l'appuyons et nous voulons une solution", a assuré l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley.

Poursuite de la ligne Obama. Le porte-parole du département d'Etat Mark Toner a souligné que Washington continuait de "vouloir et croire avec force qu'il n'existe qu'une solution politique et non militaire". Parallèlement au processus de Genève, la Russie, alliée de Damas, et la Turquie, soutien des rebelles, parrainent des négociations à Astana, au Kazakhstan. Le département d'Etat a rappelé que les Etats-Unis n'avaient qu'un statut d'"observateur" pour ces pourparlers.

"Nous soutenons fermement les efforts de l'ONU pour sceller un processus politique. D'abord, évidemment un cessez-le-feu, puis un processus politique", a réaffirmé Mark Toner, conformément à la ligne qu'a défendue pendant des années la diplomatie américaine sous l'administration Obama.