Syrie : l'armée turque accuse l'EI d'avoir tué 30 civils à Al-Bab

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Syrie : l'armée turque accuse l'EI d'avoir tué 30 civils à Al-Bab
La bataille qui fait tant de morts serait "bientôt finie" d'après Recep Tayyip Erdogan@ SALEH ABO GHALOUN / AFP
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Le groupe État islamique oppose une farouche résistance aux assauts des rebelles syriens appuyés par l'armée turque pour reprendre la ville.

L'armée turque a accusé lundi le groupe État islamique (EI) d'avoir tué au moins 30 civils qui tentaient de fuir Al-Bab, bastion djihadiste du Nord de la Syrie dont Ankara tente de s'emparer au prix de combats meurtriers.

Les djihadistes déterminés à garder Al-Bab. "Au moins 30 civils qui cherchaient à s'enfuir d'Al-Bab ont été tués hier [dimanche] dans une attaque de l'organisation terroriste EI", a déclaré l'état-major turc, cité par l'agence pro-gouvernementale Anadolu. Ce bilan était invérifiable de manière indépendante. Des rebelles syriens appuyés par l'armée turque tentent depuis plusieurs semaines d'enlever Al-Bab à l'EI, qui y oppose une farouche résistance. Seize soldats turcs y ont été tués par les djihadistes mercredi, journée la plus meurtrière pour l'armée d'Ankara depuis le déclenchement, en août, de son offensive dans le nord de la Syrie visant à la fois l'EI et des milices kurdes.

La Turquie aurait causé des morts civils. L'armée turque affirme prendre toutes les précautions pour éviter les pertes civiles, mais a été plusieurs fois accusée d'en avoir causé. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), 88 civils ont ainsi été tués dans des frappes turques la semaine dernière. Ankara a par ailleurs déployé dimanche de l'artillerie et des blindés supplémentaires à sa frontière avec la Syrie.

Une bataille presque finie. Le président Recep Tayyip Erdogan a assuré samedi que la bataille pour reprendre Al-Bab était "presque finie". Il a répété que les forces turques se dirigeraient ensuite vers la ville de Minbej, à l'est, où se trouvent des milices kurdes soutenues par Washington contre l'EI. Le soutien des États-Unis aux milices kurdes en Syrie en lutte contre l'EI a suscité la colère d'Ankara, qui considère ces groupes comme des organisations "terroristes" proches de la rébellion kurde en Turquie.