Syrie : la Grande-Bretagne "solidaire" d'une intervention militaire

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Syrie : la Grande-Bretagne "solidaire" d'une intervention militaire
@ Capture d'écran YouTube
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VIDÉO - L'ambassadeur du Royaume-Uni en France assure que son gouvernement était "tout à fait d'accord" avec la France.

La vidéo. "Nous restons absolument solidaires avec nos autres alliés qui seraient prêts, après leur propre processus parlementaire, à intervenir" en Syrie. Dans une vidéo publiée lundi sur son blog, l'ambassadeur du Royaume-Uni en France, Sir Peter Ricketts, a commenté (en Français) la décision du Parlement britannique de ne pas intervenir dans le conflit. Il apporte le soutien du gouvernement britannique à une éventuelle intervention future, mais indique que la Grande-Bretagne se contentera d'une aide humanitaire et de faire pression pour une sortie politique du conflit.

"D'accord pour ne pas accepter"… "Nous étions tout à fait d'accord avec la France et les Etats-Unis dans le fait de dire que l'utilisation d'armes chimiques était très probablement effectuée par le régime et que c'était l'une des pires utilisations de ces armes depuis très très longtemps", a-t-il d'abord reconnu. "Nous étions d'accord avec les Français avec le fait que nous ne pouvions pas accepter sans une réponse quelconque l'utilisation de ce type d'arme", a-t-il encore poursuivi. Et d'enchaîner : "M. Cameron et le gouvernement étaient aussi d'accord pour une intervention militaire, limitée, ciblée et proportionnée pour essayer de rétablir la dissuasion contre l'utilisation des armes chimiques."

Mais il y avait des "conditions". Il y avait deux "conditions" à une intervention militaire, poursuit Sir Peter Ricketts : "un processus de l'ONU, idéalement une résolution du Conseil de sécurité, sinon une inspection des inspecteurs l'ONU,  et un vote du Parlement", a détaillé le diplomate. Or, alors que l'ONU a bien envoyé des inspecteurs sur place et que l'utilisation d'armes chimiques ne fait plus de doute chez les pays occidentaux, la deuxième condition de l'exécutif britannique n'a pas été remplie. Après huit heures de débats "passionnés et vigoureux", le pouvoir législatif d'Outre-manche a en effet refusé l'intervention militaire.