Syrie : "J’ai rencontré ceux qui préparent le procès de Bachar al-Assad"

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Syrie : "J’ai rencontré ceux qui préparent le procès de Bachar al-Assad"
@ AFP
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VIDÉO - Chaque matin tout au long de l’été, Europe1 revient sur les grands reportages qui ont marqué la saison de la radio, en compagnie d’un reporter de la rédaction.

SÉRIE ÉTÉ : LES GRANDS REPORTAGES

La guerre en Syrie est toujours au coeur de l'actualité, entre les difficultés de la coalition à freiner le groupe Daech et le régime syrien de plus en plus affaibli. Un régime qui continue d'utiliser des méthodes meurtrières - contre les populations comme des barils d'explosifs  -dénoncées par l'ONU. Walid Berrissoul, reporter à Europe 1, révélait le 8 juin dernier l'existence d'une organisation qui prépare depuis des années et dans le plus grand secret un hypothétique procès de Bachar al-Assad.

 Il raconte :

"Il a fallu leur apporter un maximum de garanties et surtout, gagner leur confiance : ne pas dire où ils sont, ne donner aucun nom, ne faire aucune photo. L'équipe que j'ai rencontrée est composée de juristes internationaux qui ont travaillé sur des crimes de guerre de la Yougoslavie au Rwanda.

Et dans le cas de la Syrie, ils collectent depuis le début de la guerre des centaines et des centaines de pages de documents du régime. Une matière ultra-sensible qu'il faut sécuriser au maximum, même ici en Europe, face aux pirates informatiques du régime, ou même aux sympathisants djihadistes."

Entendu sur Europe 1
Une matière ultra-sensible qu'il faut sécuriser au maximum

Et ces preuves, ces archives criminelles du régime syrien, Walid Berrissoul les racontent à l’antenne d’Europe1 à travers une enquête diffusée le 8 juin 2015.


Syrie : "ça prouve bien qu'ils veulent détruire...par Europe1fr

Mais la menace de Daesh éloigne un peu la perspective d'un procès de Bachar al-Assad.

"C'est vrai que le régime de Damas passe au second plan, voire même apparaît comme une sorte de "mal nécessaire" avec lequel il faut composer mais pas chercher à faire tomber. On imagine donc assez mal un procès de Bachar al-assad à court terme. De toute façon bloqué au Conseil de sécurité de l'ONU par le véto de l'allié Russe.

Et en même temps si demain, il devait y avoir un procès pour crimes contre l'humanité en Syrie, la justice internationale disposerait d'un nombre de preuves comme sans doute jamais elle n'en a eu dans son histoire grâce à ce travail sous-terrain."