Syrie : arrivée des premiers observateurs

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Syrie : arrivée des premiers observateurs
La Russie et la Chine ont accepté samedi de voter la résolution du Conseil de sécurité pour envoyer des observateurs en Syrie@ Maxppp
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Leur mission vise à veiller au respect du cessez-le -feu.

Un premier groupe d'observateurs du cessez-le-feu est arrivé dimanche soir en Syrie, a annoncé un porte-parole de l'ONU. "Ils sont arrivés et ils commenceront à travailler demain matin", a confirmé dimanche soir Kieran Dwyer, porte-parole du département chargé du maintien de la paix des Nations unies.

Le groupe doit entamer sa mission dès le lendemain, a annoncé le porte-parole de l'émissaire Kofi Annan. Les six premiers observateurs, non armés, dirigés par un colonel marocain, sont arrivés de New York. Ils devraient être rapidement rejoints par 25 à 30 autres observateurs.  

Le déploiement d'observateurs chargés de veiller au respect de la trêve officiellement intervenue jeudi dernier en Syrie a été autorisé samedi par un vote unanime du Conseil de sécurité. La résolution 2042 votée par les Quinze autorise une mission préparatoire comprenant jusqu'à 30 observateurs qui doit ouvrir la voie au déploiement, à terme, d'environ 250 observateurs. (voir le texte de la résolution )          

250 observateurs

D'autres devraient encore les rejoindre dans les prochains jours. Ces observateurs proviendront notamment des contingents de Casques bleus opérant "dans la région". Au total, la mission complète devrait compter 250 hommes, selon l'ONU. Son déploiement, sur plusieurs semaines, nécessitera une nouvelle résolution.

Moscou et Pékin, qui avaient bloqué des résolutions précédentes, ont donné leur accord après de longues tractations. La résolution 2042 exige des garanties du régime Assad sur la sécurité des observateurs, leur liberté de mouvement et la confidentialité de leurs déplacements, ce que les Russes avaient contesté dans un premier temps.

"Un tournant vers une sortie de crise en Syrie"

De son côté, le ministre des Affaires étrangères français, Alain Juppé, a espéré dans un communiqué que la résolution marque "un tournant vers une sortie de crise en Syrie". Et Londres et l'Union européenne ont appelé la Syrie à coopérer avec les observateurs.

A l'ONU, l'ambassadrice américaine Susan Rice a estimé peu après le vote que le regain de violence "fait douter à nouveau sérieusement de la volonté du régime" de Damas de respecter le cessez-le-feu.

Damas dit n'avoir "rien à cacher"

Et en Syrie ? Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition syrienne, a salué la résolution onusienne, un "premier pas important de la communauté internationale". Mais l'opposition a dit ne pas être rassurée quant à l'application du plan Annan.

Damas de son côté a assuré n'avoir "rien à cacher", a indiqué dimanche l'agence officielle Sana.