Sur Facebook, elle pose avec un cadavre

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Sur Facebook, elle pose avec un cadavre
@ REUTERS
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Une aide-cuisinière fait sandale en Suisse avec des photos prise dans une maison de retraite.

L'INFO. Une aide cuisinière philippine établie en Suisse a publié sur Facebook des photos d'elle, déguisée en infirmière, posant à côté d'un cadavre allongé dans un lit, ont révélé vendredi les médias suisses. Le ministère public saint-gallois, région dans l'est de la Suisse où les faits ont eu lieu, a ouvert une enquête pénale pour atteinte à la paix des morts, a indiqué son porte-parole Natalie Häusler, interrogée par l'agence suisse ats.

En blouse, dans une maison de retraite. Les photos ont été prises en janvier 2012, dans une résidence pour personnes âgées de la localité de Mogelsberg, qui a été fermée dans le courant de 2012 pour d'autres raisons, selon le site internet du journal "Blick" qui a rencontré l'aide-cuisinière.

Selon Blick, cette Philippine mariée à un Suisse, qui travaillait à mi-temps dans l'établissement, voulait en fait "montrer à une copine aux Philippines comment on vit et on meurt en Suisse". "Je ne voulais blesser personne ni manquer de respect", dit-elle au journal. Sur les photos, la fausse infirmière est assise à côté d'un lit où est allongé le cadavre d'une dame âgée recouverte d'un drap et revêtue d'une chemise blanche et d'un pull foncé.  

Demande de retrait des photos. Blick a également rencontré la famille de la victime qui demande à ce que les images soient immédiatement retirées d'internet. Les médias suisses 20Minuten.ch et Blick ont flouté les visages de l'infirmière et du cadavre. Il a également masqué une partie des bras de l'infirmière. Sur son profil Facebook, la fausse infirmière a aussi publié des photos d'inspiration sadomasochiste, notamment près d'une ambulance ou sur une moto.

Les institutions choquées. A l'Office des affaires sociales du canton de Saint-Gall, le directeur de la section "vieillesse" Matthias Meierhofer, a déclaré à l'agence suisse ats être "choqué et consterné". "Qu'il s'agisse d'une infirmière diplômée, d'une aide-soignante ou d'une simple assistante, il est clair que la personne qui a posé à côté de cadavres n'a rien à faire dans le domaine de la santé", souligne de son côté l'Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI). Dans un communiqué, l'ASI s'est dite "choquée et bouleversée" par les faits.