Suisse/accident : le matériel hors de cause

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Suisse/accident : le matériel hors de cause
@ REUTERS
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L’enquête sur cet accident qui a fait 28 morts en mars dernier exclut tout problème technique.

Les enquêteurs en sont désormais persuadés : ce n’est pas un problème technique qui est à l’origine du tragique accident de car, qui a fait 28 morts, dont 22 enfants, le 13 mars dernier en Suisse. En excluant ainsi les "causes techniques" liées au bus ou à l'état de la route, ils privilégient désormais une piste, celle d’une erreur humaine.

Premier compte-rendu d’enquête

Le 13 mars dernier, ce car ramenait des écoliers belges et néerlandais après un séjour en vacances au ski en Suisse. Pour une raison encore inconnue, le véhicule s’est crashé en plein tunnel routier au niveau de Sierre, dans le sud de la Suisse.

Trois mois après cet accident, le parquet suisse a commencé à lever un voile sur son enquête. "A ce stade, sont exclues les hypothèses de l'intervention d'un véhicule tiers, d'un défaut de la chaussée ou du tunnel, d'une vitesse excessive du bus ou d'un défaut de l'autocar", a précisé le procureur suisse chargé de l'enquête, Olivier Elsig, lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

Les regards se tournent vers le chauffeur

"Désormais, les investigations se poursuivent en lien avec le chauffeur" de 34 ans, qui venait de prendre le volant quelques minutes avant l'accident, a poursuivi le magistrat. Celui-ci est décédé dans l'accident, tout comme le second chauffeur de 52 ans qui l'accompagnait.

Les enquêteurs attendent désormais les résultats des expertises toxicologiques du chauffeur, dont il est déjà connu qu'il n'avait pas bu d'alcool. Elles devraient en principe être connues d'ici à la fin de l'été. "L'idéal serait d'avoir une cause précise. On ne l'aura peut-être jamais, mais on s'en approche sensiblement", a estimé le procureur.

Olivier Elsig a détaillé le déroulement de l'accident tel qu'il a pu être déterminé par les relevés dans le tunnel, les expertises des disques du tachygraphe et du véhicule et par les auditions des enfants survivants. Ceux-ci n'ont toutefois pas pu apporter de précisions sur le comportement des chauffeurs, puisque ces derniers se trouvaient à l'étage inférieur du bus alors que les passagers, eux, étaient tous à l'étage.