Argentine : le procureur Nisman envisageait d'arrêter la présidente

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Argentine : le procureur Nisman envisageait d'arrêter la présidente
@ AFP
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EMBARRASSANT - Le procureur Alberto Nisman, dont la mort non élucidée passionne l’Argentine, avait un temps envisagé de demander la détention de la présidente Cristina Kirchner.  

Un brouillon de 26 pages retrouvé dans une poubelle a suffi à jeter un trouble encore plus grand sur la mort mystérieuse du procureur Alberto Nisman. La procureure en charge de l’enquête pour “mort suspecte”, Viviana Fein, a révélé mardi qu’Alberto Nisman, décédé le 18 janvier, avait un temps envisagé de demander la détention de la présidente Cristina Kirchner

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Un brouillon de 26 pages. Ce brouillon de 26 pages, découvert dans une poubelle, est daté du 14 juin 2014. Il a été retrouvé lors des perquisitions dans l’appartement d’Alberto Nisman, dont la mort, le 18 janvier, a été présentée comme un suicide. 

Quatre jours avant sa mort. Cette découverte tombe mal pour la présidente argentine. Quatre jours avant sa mort, Alberto Nisman, qui était en charge de l’enquête sur l’attentat antijuif de l’AMIA de 1994, avait accusé Cristina Kirchner d’avoir fait entrave à la justice en favorisant l’impunité de suspects iraniens. 

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Une demande de détention finalement écartée. Dans son dossier d’accusation, le procureur Nisman avait finalement renoncé à inclure sa demande de mise en détention de la présidente argentine. S’il avait fait ce choix, sa requête aurait dû être validée par un juge et le Parlement aurait dû l’approuver à la majorité des deux tiers. Un scénario irréalisable puisque la coalition de Cristina Kirchner détient la majorité des deux chambres. 

Un suicide très étrange. Selon les premiers éléments de l’enquête, les circonstances de la mort du procureur Nisman laissent penser à un suicide. Mais la majorité des Argentins se demandent pourquoi le magistrat se serait tué. Il devait, en effet, présenter le lendemain devant le Congrès ses accusations contre la présidente argentine et d’autres hauts fonctionnaires. Selon un sondage, 70% des Argentins estiment que la mort du procureur ne sera jamais élucidée.