Sri-Lanka : plus de 100 enfants tués dans des bombardements

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Sri-Lanka : plus de 100 enfants tués dans des bombardements
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Selon les rebelles tamouls, les récents bombardements de l’armée dans le nord-est du Sri-Lanka auraient tué plus de 2.000 civils. L'ONU a précisé lundi qu'une centaine d'enfants figuraient parmi les victimes de ces attaques, qualifiées par l'organisation internationale de "bain de sang". L’armée dément et laisse entendre que l'issue des combats est proche.

La bataille des communiqués, c’est l’autre conflit qui oppose les rebelles et l’armée sri-lankaise. Dimanche, les rebelles ont accusé l'armée d'avoir tué plus de 2.000 civils dans de récents bombardements dans le nord-est du Sri-Lanka. Les Tigres de libération de l’Eelam tamoul affirment sur Tamilnet, un site leur étant favorable, que de nombreux corps ont été transportés vers un hôpital de fortune.

Plus de 100 enfants figuraient parmi les victimes civiles, a déclaré Gordon Weiss, porte-parole des Nations Unies à Colombo. "La tuerie de civils, parmi lesquels 100 enfants durant le week-end, démontre que le scénario du bain de sang s'est concrétisé", a-t-il affirmé.

L’armée a immédiatement démenti avoir mené des attaques contre des civils et qualifié les affirmations des Tigres de propagande. "Nous n'avons utilisé aucune arme lourde dans la zone où Tamilnet affirme que des civils ont été tués", a déclaré un porte-parole. Depuis plusieurs semaines, aucune information n'est vérifiable dans le nord-est de l’île.

Selon l'ONU, 50.000 civils tamouls sont bloqués dans l'étroite zone côtière encore aux mains de la rébellion des Tigres. Les autorités du Sri-Lanka les évaluent à 15.000 ou 20.000 et accusent la guérilla de s'en servir comme "boucliers humains". Selon l'ONU, plus de 6.500 civils ont probablement été tués et 14.000 blessés depuis que l'armée a lancé en janvier son offensive "finale". En quatre mois, près de 200.000 personnes ont fui les combats, estime l'instance internationale. Les déplacés ont été parqués dans des camps dans le nord, où l'accès de la presse est limité au maximum. Au terme de 37 années de violences et convaincu d'avoir gagné la guerre, Colombo rejette les appels de l'Occident à un cessez-le-feu et laisse entendre que l’issue du conflit est proche.