Soudan : les recherches pour retrouver l'otage français se poursuivent

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Soudan : les recherches pour retrouver l'otage français se poursuivent
Deux femmes transportent de la nourriture dans le Soudan du Sud, le 10 mars 2017. @ ALBERT GONZALEZ FARRAN / AFP
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Le civil français kidnappé jeudi au Tchad travaille pour une compagnie minière. Il a été localisé au Soudan.

Une opération de recherche a été lancée par les forces de sécurité soudanaises pour tenter de retrouver l'otage français enlevé au Tchad, après que le ministre tchadien de la Sécurité a déclaré qu'il se trouvait au Soudan, a annoncé dimanche le ministre soudanais des Affaires étrangères, Ibrahim Ghandour.

Les services de renseignement et de sécurité et le renseignement militaire ont lancé une opération de recherche pour retrouver l'otage, enlevé jeudi dans l'est du Tchad, a déclaré le ministre à l'agence officielle Suna. "Ils travaillent tous pour retrouver l'otage français et le faire revenir dans sa patrie", a ajouté le ministre. "Khartoum agit en coordination avec les services de renseignement français et le gouvernement du Tchad pour retrouver l'otage. Nous espérons le trouver bientôt", a-t-il ajouté.

Un employé d'une société minière. Le ministre tchadien de la Sécurité, Ahmat Mahamat Bachir, avait indiqué vendredi que le Français, travaillant pour une compagnie minière, avait été "enlevé dans une localité située à 50 km de Goz Beida", à 200 km au sud d'Abéché. "Nous faisons tout ce qui est notre possible en liaison avec les autorités tchadiennes pour obtenir sa libération", avait déclaré vendredi à Paris le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault.

Plusieurs Français et occidentaux ont été enlevés par des groupes djihadistes dans l'ouest et le centre de l'Afrique au cours des dernière années. Le dernier enlèvement d'un Français au Tchad remonte au 9 novembre 2009. Laurent Meurice, un agronome français travaillant pour le Comité international de la Croix-Rouge, avait été kidnappé dans l'est du pays, une prise d'otage revendiquée par un groupe soudanais du Darfour, les "Aigles de libération de l'Afrique". Il avait été libéré le 6 février 2010, après 89 jours de détention.