Sotchi : les deux Pussy Riot ont été relâchées

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Sotchi : les deux Pussy Riot ont été relâchées
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Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina avaient défié le président russe Vladimir Poutine lors d'un concert à New York.

L'INFO. Deux membres du groupe contestataire russe Pussy Riot remises en liberté en décembre ont été relâchées mardi quelques heures après avoir été arrêtées dans le centre-ville de Sotchi, à 30 km du site olympique d'Adler.

Un "selfie" de leur arrestation. "Nous avons été arrêtées... et sommes accusées de cambriolage", a écrit Nadejda Tolokonnikova sur son compte Twitter tandis que l'autre militante, Maria Alekhina, a posté ce "selfie" de leur arrestation.



Interrogées dans le cadre d'une affaire de vol. "Quand nous avons été arrêtées, nous n'avions entrepris aucune action, nous nous promenions simplement dans Sotchi", assurent les deux Pussy Riot. Interrogées dans un poste de police dans le cadre d'une affaire de vol dans un hôtel, elles sont reparties en taxi. D'autres personnes appréhendées en même temps qu'elles ont aussi été relâchées.

"Nous n'allons pas oublier ce que le régime fait". La veille de l'ouverture des jeux Olympiques d'hiver, ces deux membres du groupe de punk contestataire Pussy Riot avaient défié le président russe Vladimir Poutine lors d'un concert à New York, sous l'égide de Madonna.

"Nous n'allons pas pardonner et nous n'allons pas oublier ce que le régime fait à nos concitoyens. Nous demandons une Russie qui soit libre", avait  lancé Nadejda Tolokonnikova, avant de chanter avec Maria Alekhina devant les milliers de spectateurs d'une des plus grandes scènes musicales de la ville: "Maintenant, la Russie est libre".

Les Etats-Unis étaient la dernière étape de la tournée internationale de Maria Alekhina, 25 ans, et Nadejda Tolokonnikova, 24 ans, entamée peu après leur libération au terme de 21 mois de détention. Trois des cinq Pussy Riot avaient été emprisonnées pour avoir chanté en février 2012 une "prière punk" contre Vladimir Poutine dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou.

"Il est temps que le reste du monde soit courageux". Organisé par Amnesty International, le concert à New York réunissait plusieurs têtes d'affiches, comme Madonna, qui dit avoir reçu des menaces de mort après avoir soutenu publiquement les Pussy Riot lors d'un concert à Moscou en août 2012. "Il est temps que le reste du monde soit aussi courageux que les Pussy Riot et affronte les autres gens comme Poutine ou d'autres leaders et d'autres organisations qui ne respectent pas les droits de l'Homme et entretiennent la discrimination et l'injustice", avait martelé en introduisant les deux jeunes Russes.

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