Sophie, mère d'une victime du crash du vol Egyptair, lance un appel à Hollande : "on ne sait pas pourquoi cette situation est bloquée"

  • A
  • A
Partagez sur :

"Monsieur Hollande dites nous quelle est la position de la France et de l'Egypte, pour que l'on puisse enterrer nos proches", a lancé jeudi Sophie, mère d'une victime du crash Egyptair, sur Europe 1.

TÉMOIGNAGE EUROPE 1

Voilà quatre mois que Sophie a perdu son fils dans le crash du vol Egyptair MS804. L'avion qui reliait Paris au Caire s'est abîmé en mer le 19 mai avec 66 passagers à bord, dont quinze Français. Depuis ces quatre mois, elle attend de récupérer le corps de son fils de 26 ans sans savoir quand cela sera possible. "Au bout de quatre mois on sait que les corps ont été repêchés, identifiés, les analyses ADN terminées et nous attendons depuis mi-août qu'on nous donne une date pour que l'on puisse identifier les corps et nous les rendre. On ne sait pas du tout pourquoi cette situation est bloquée et c'est juste insupportable".

"Quelle est la position de l' Egypte". Sur Europe 1, elle a souhaité lancer un appel à François Hollande qui a rencontré en début de semaine Abdel Fattah al-Sissi, le président égyptien, son pays étant chargée de l'enquête. "Monsieur Hollande, dites nous ce qui s'est dit, quand va avoir lieu cette date, quelle est la position de la France, quelle est la position de l'Egypte. Pour que nous puissions avoir un espoir, dans trois semaines, un mois, deux mois que l'on puisse enterrer nos proches".

Depuis le 16 juillet, pas d'informations. "La dernière fois que nous avons eu des informations, c'était le 16 juillet. Cela concernant l'accident et pas les victimes. Depuis deux mois, on a des informations du ministère qui nous dit 'on attend qu'un juge égyptien identifie les corps mais on ne n'en sait pas plus'. Et chaque matin, on se lève on se dit on va peut être avoir un coup de fil"confie Sophie sur Europe 1.

"On ne peut pas faire son deuil". Cette mère de famille, membre de l'association des victimes MS804, assure qu'elle ne pourra pas surmonter cette épreuve tant que les corps n'auront pas été récupérés. "On est dans une situation totalement sidérante. On ne peut pas faire son deuil".