Son cortège caillassé, le président haïtien dénonce un "acte terroriste"

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Son cortège caillassé, le président haïtien dénonce un "acte terroriste"
Jovenel Moïse a qualifié les jets de pierre que son cortège a essuyé "d'actes terroristes".@ HECTOR RETAMAL / AFP
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Après que son cortège a essuyé des jets de pierre, Jovenel Moïse, président d'Haïti, a parlé d'un acte terroriste.

Le président haïtien Jovenel Moïse a dénoncé samedi soir les jets de pierre essuyés un peu plus tôt dans l'après-midi par les véhicules de son cortège, et condamné "l'ignominie de ces actes terroristes", selon un communiqué de son bureau.

"L'ignominie de ces actes terroristes". "Les mots ne sont pas assez forts pour dire toute l'ignominie de ces actes terroristes", a indiqué la note envoyée par le bureau de la Présidence haïtienne. "Face à cette barbarie, le pays tout entier doit être uni et porter haut les valeurs républicaines de liberté, égalité et de fraternité" précise le texte envoyé dans la nuit de samedi à dimanche.

Selon les informations diffusées sur les réseaux sociaux par des partisans proches du pouvoir, le cortège du chef de l'État haïtien a été la cible de jets de pierre lors de son passage dans la commune d'Arcahaie.

La ville où il a été caillassé régulièrement paralysée par des barricades. Cette ville, située à une quarantaine de kilomètres au nord de la capitale Port-au-Prince, est depuis près de deux ans régulièrement paralysée par des barricades dressées par des habitants manifestant contre une décision de l'ancien président.

En juillet 2015, alors chef de l'Etat, Michel Martelly a décidé par décret de scinder la ville en deux communes, provoquant la colère de la population, réfractaire à une telle division administrative.

Certains nient les faits exposés par Jovenel Moïse. Le communiqué émis samedi par le bureau de Jovenel Moïse dénonce des "actes attentatoires à la vie du Président de la République" mais certaines personnes, présentes dans le cortège, nient la véracité de ces faits, évoquant seulement des mouvements de colère dans la ville avant même le passage du président.