Sommeil : et si la durée ne comptait pas ?

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Sommeil : et si la durée ne comptait pas ?
Il n'y a que peu sinon aucun rapport entre la durée de sommeil habituelle d'un individu et la fatigue qu'il ressent, a estimé jeudi un chercheur suédois coordinateur d'une étude sur le sujet.@ Matthieu Spohn/AltoPress/Maxppp
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C'est ce qu'a estimé jeudi un chercheur suédois coordinateur d'une étude sur le sujet.

Il n'y a que peu, sinon aucun rapport, entre la durée de sommeil habituelle d'un individu et la fatigue qu'il ressent, a estimé jeudi un chercheur suédois coordinateur d'une étude sur le sujet. "La durée du sommeil n'est pas une bonne mesure pour analyser si on obtient assez de sommeil ou pas", a déclaré ce chercheur en neurologie à l'université de Stockholm, spécialiste du stress, Torbjörn Aakerstedt. "Tout cela est conditionné par les gênes et dépend de l'âge et de l'état de santé", a-t-il affirmé. Son équipe est parvenue à cette conclusion à l'issue de trois études, dont l'une examinait les habitudes de sommeil de près de 6.000 personnes. "Si vous vous sentez bien et dynamique dans la journée, vous avez probablement assez dormi", selon Torbjörn Aakerstedt.

L'étude, qui doit être publiée d'ici à la fin de l'année, fait apparaître une durée moyenne de sommeil de six heures et 55 minutes la semaine, et d'une heure de plus quand il n'y a pas d'obligation le lendemain. D'après les chercheurs, les jeunes adultes ont besoin de huit heures de sommeil en moyenne, tandis que la durée se réduit à six heures chez les sexagénaires. "Mais il n'y a pas de moyenne globale", a précisé Torbjörn Aakerstedt. "Les gens de 20 ans peuvent dormir encore plus, tout en sentant fatigués dans la journée" parce que leur cerveau se développe encore. Si plus de sommeil que nécessaire ne donne pas plus d'énergie, moins peut avoir des conséquences sur la santé, comme un affaiblissement du système immunitaire, des maladies cardiovasculaires, un diabète de type 2, un gain de poids et des accidents de la route ou du travail.