Séisme en Italie : "Les failles n'ont pas encore toutes cassé, il faut donc surveiller"

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Séisme en Italie : "Les failles n'ont pas encore toutes cassé, il faut donc surveiller"
L'Italie connait depuis la fin du mois d'août une série de séismes plus ou moins destructeurs. Dimanche matin encore, un séisme de magnitude 6,5 a touché le centre du pays. @ FABRIZIO TROCCOLI / AFP
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L'Italie connait depuis la fin du mois d'août une série de séismes plus ou moins destructeurs. Dimanche matin encore, un séisme de magnitude 6,5 a touché le centre du pays. 

L'Italie est frappée par une série de séisme depuis le mois d'août. Un nouveau tremblement de terre de magnitude 6,5 a, en effet, encore frappé le centre du pays dimanche matin. Il n'a heureusement pas fait de morts mais des dizaines de blessés sont à déplorer.

Le séisme le plus important en 30 ans.Il y a également beaucoup de dégâts matériels, notamment dans la ville de Norcia où des bâtiments se sont effondrés. Parmi ces édifices détruits, la célèbre basilique du 13ème siècle San Benedetto de Norcia. Ses murs n'ont pas tenu face à la puissance du séisme dont l'épicentre se trouvait à seulement six kilomètres de la ville. Et, ce nouveau séisme est le plus puissant qu'ait connu le pays depuis 1980, comme l'explique le sismologue à l'institut de physique du Globe de Paris, Pascal Bernard : "Ce séisme est le plus important qu'ait connu l'Italie en 30 ans, même s'il contenait cinq fois moins d'énergie que celui de 1980".

"Une région extrêmement faillée". Interrogé par Europe 1, il se réjouit toutefois que ce soit un séisme "qui a heureusement frappé une zone beaucoup moins peuplée que celle proche de Naples en 1980, et c’est pour cette raison que nous n’avons pas encore relevé beaucoup de destructions et de dommages, contrairement à ce qu’il s’était passé au mois d’août dernier près d’Amatrice". Selon lui, la récurrence des séismes en Italie peut s'expliquer par le fait que celui-ci "frappe la région des Apennins qui est une région extrêmement faillée". Pascal Bernard explique en effet que, "ses failles ne sont pas très grandes mais elles sont connectées les unes aux autres de manière irrégulière. Résultat, quand elles cassent, elles cassent des tronçons relativement modestes de l’ordre de 10 à 20 kilomètres".

Les failles sont à surveiller. Pascal Bernard met donc en garde, "ces failles n’ont pas encore toutes cassées, il faut donc identifier les segments à risques sur lesquels il faudra concentrer les études". Sinon, les nouveaux séismes risquent de provoquer de nombreux dégâts.