Sauvetage de la Grèce : qui va payer ?

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Sauvetage de la Grèce : qui va payer ?
@ REUTERS
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Le nouveau plan d'aide validé mardi matin implique de nombreuses parties.

Pour éviter le défaut de paiement, la Grèce a pu compter sur un soutien de tous ses créanciers, publics comme privés. Et le pays lui-même, avec sa politique d'austérité, va participer pour ramener l'endettement national à 120% du PIB, un taux jugé viable à long terme par l'Europe. Europe1.fr revient sur l'accord européen validé mardi matin.

La double participation du public

Premier pourvoyeur de fonds pour la Grèce, le secteur public a de nouveau été le moteur du plan accordé à la Grèce. Les ministres des Finances de la zone euro ont débloqué 130 milliards d'euros jusqu'en 2014. Dans ce nouveau plan, le FMI décidera de sa contribution dans la 2e semaine de mars, lors du conseil d'administration.

Mais ce n'est pas tout. Face à un pays en grande difficulté, les banques publiques ont accepté de réviser à la baisse leur taux d'intérêts pour le remboursement du premier plan de 110 milliards en 2010. Les banques centrales nationales de la zone euro participeront ainsi également à l'effort collectif.

L'effort du privé

Les créanciers privés, banques et fonds d'investissement, se sont aussi montrés généreux pour sauver la Grèce. Ils doivent accepter une perte de 53,5% au final de leur prêt, soit un effort accru par rapport à l'objectif initial de 50%. Cela correspond pour les créanciers à une perte dans leurs caisses de 107 milliards d'euros, selon un communiqué du comité des créanciers privés de la Grèce. Une somme que la Grèce déduira directement de sa dette. Le comité des créanciers, représentés lors des négociations par le président de l'Institut de la finance internationale, Charles Dallara, et le banquier Jean Lemierre, de BNP Paribas, a prévenu que le document finalisé mardi matin devait encore être soumis à l'ensemble de ses membres.

La Grèce toujours à la diète

Tous ces efforts extérieurs sont rendus possibles par les plans d'austérité votés en interne par le gouvernement. L'aide européenne et mondiale est conditionnée à un renforcement drastique des économies du pays. Un plan d'économies douloureux de 3,3 milliards d'euros pour cette année a été adopté, prévoyant une réduction du salaire minimum et une limitation des retraites notamment. Ce nouveau plan d'austérité a été effectué au prix de violentes manifestations dans la rue et de nouvelles turbulences politiques.