Sarkozy traite Netanyahou de "menteur"

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Sarkozy traite Netanyahou de "menteur"
Les journalistes ont pu entendre les propos de Barack Obama et Nicolas Sarkozy avant leur déclaration publique.@ MaxPPP
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Le président aurait tenu ces propos lors d'une entrevue privée avec Barack Obama.

"Je ne peux plus le voir, c'est un menteur". Tels sont les mots de Nicolas Sarkozy à l'encontre de Benjamin Netanyahou, le Premier ministre israélien. Bien sûr, ces propos n'ont pas été tenus en public, mais lors d'une discussion privée avec Barack Obama, avant le sommet du G20 jeudi à Cannes, révèle lundi le site Arrêt sur Images.

Le président américain ne s'est pas montré beaucoup plus tendre, rétorquant à Nicolas Sarkozy : "tu en as marre de lui mais moi, je dois traiter avec lui encore plus souvent que toi, tous les jours".

Une erreur d'organisation

Des propos très loin des phrases policées inhérentes aux échanges diplomatiques, qui n'auraient jamais dû sortir du cadre privé. Comment ont-ils pu atterrir dans les oreilles des journalistes ? A cause d'une simple erreur d'organisation.

Les journalistes présents sur place avaient reçu des boîtiers son leur permettant de recevoir la traduction simultanée des déclarations publiques des deux chefs d'Etat. Or à ce moment, Nicolas Sarkozy et Barack Obama n'avaient pas encore terminé leur discussion privée. Et les journalistes possédant leur propre casque ont pu le brancher sur leur boîtier, ce qui leur a permis d'entendre les deux hommes.

La question palestinienne en toile de fond

La conversation interceptée portait sur la situation au Proche-Orient, dans laquelle Israël et les Etats-Unis ont été mis en difficulté depuis l'admission de la Palestine à l'Unesco le 31 octobre. Barack Obama a d'ailleurs reproché à son homologue français, au cours de cette discussion, de ne pas l'avoir prévenu qu'il voterait en faveur de cette admission.

En Israël, les services de Benjamin Netayahou se sont abstenus de tout commentaire après la publication des mots de Nicolas Sarkozy. L’Élysée, de son côté, n'a pas démenti ces propos.