Sarkozy: "pas d'ingérence de nos soldats"

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Sarkozy: "pas d'ingérence de nos soldats"
@ REUTERS
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En Côte d'Ivoire, les soldats français n'ont pas "vocation à s'ingérer", selon le président.

Nicolas Sarkozy a réaffirmé que les soldats français n'avaient "pas vocation à s'ingérer dans les affaires intérieures de la Côte d'Ivoire", en présentant mardi ses voeux aux forces armées.

Les soldats français n'ont "pas vocation à s'ingérer"

Le président en a profité pour appeler, de nouveau, toutes les parties en Côte d'Ivoire à "respecter le choix du peuple". "Le président de la Côte d'Ivoire s'appelle Alassane Ouattara. Il a été choisi par les Ivoiriens", a-t-il insisté.

"Je suis personnellement et en temps réel la situation sur place et reste très attentif à la sécurité de nos compatriotes", a par ailleurs martelé Nicolas Sarkozy, en présentant ses voeux sur la base aérienne de Saint-Dizier, en Haute-Marne. "Il n'y a aucune ambiguïté : nos soldats, les soldats de la France, n'ont pas vocation à s'ingérer dans les affaires intérieures de la Côte d'Ivoire. Ils agissent en vertu d'un mandat des Nations unies", a-t-il ajouté.

Dans la matinée, sur Europe 1, le ministre de la Défense, Alain Juppé avait également assuré que "la France ne prendrait pas l'initiative d'une intervention militaire" pour tenter de régler la crise actuelle en Côte d'Ivoire.





Paris protègerait les Français menacés en Côte d'Ivoire

"Nos troupes ne sont là-bas que dans le cadre des Nations-Unies. Le seul cas évidemment où nous interviendrions, c'est si nos nationaux - ils sont nombreux, plus de 15.000 - étaient menacés de quelque manière que ce soit", a-t-il ajouté. "La communauté internationale ne doit pas céder, c'est un enjeu extraordinairement important pour l'Afrique", a poursuivi le ministre. Si le président sortant Laurent Gbagbo "ne renonce pas, il faut aller plus loin dans l'utilisation des sanctions", a-t-il jugé.

Interrogé sur une éventuelle intervention militaire, il a déclaré : "Je sais que la Cédéao (la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest), c'est-à-dire les voisins de la Côte d'Ivoire, y réfléchissent. Je pense que c'est aux Africains" de décider. "Je pense que ça leur revient et certainement pas à l'armée française", a-t-il conclu.