Sarkozy au Kazakhstan pour signer plusieurs contrats

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Sarkozy au Kazakhstan pour signer plusieurs contrats
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Le chef de l'Etat est accompagné d'une trentaine de chefs d'entreprises français qui doivent signer plusieurs contrats importants.

Nicolas Sarkozy est arrivé tôt mardi matin au Kazakhstan pour une courte visite de sept heures qui devrait être marquée par la signature de plusieurs accords commerciaux. Ces accords, qui concernent les domaines énergétiques, militaires et civils, permettront de relancer le partenariat stratégique noué en juin 2008 entre la France et le premier pays producteur d'hydrocarbures d'Asie centrale. Mardi matin, Nicolas Sarkozy devait rejoindre le palais de son homologue kazakh Noursoultan Nazarbaïev pour un entretien puis une conférence de presse conjointe.

"La France est le cinquième investisseur étranger au Kazakhstan, mais je suis sûr que nous pouvons faire mieux", a déclaré le chef de l'Etat dans une interview au journal Kazakhstanskaya Pravda.

Total et GDF Suez ont signé un accord mardi, en présence de Nicolas Sarkozy et de son homologue kazakh Noursoultan Nazarbaïev, pour acheter 25% du champ gazier kazakh de Khvalynskoye (17% à Total et 8% à GDF Suez) pour environ un milliard de dollars. Un protocole d'accord pour l'ouverture de négociations exclusives avec un consortium dirigé par Spie Capag (groupe Vinci) a également été signé en vue de la construction d'un oléoduc entre le champ pétrolier de Kashagan et le littoral de la Caspienne.

D'autres contrats concernant l'espace (EADS Astrium), les communications militaires (Thales), le combustible pour centrales nucléaires (Areva), le traitement des eaux (Suez) ou le tramway d'Astana (Alstom), la capitale, ont également été signés à l'occasion de cette première visite d'un président français au Kazakhstan depuis 1993.

Le président français Nicolas Sarkozy a par ailleurs justifié son choix de soutenir Noursoultan Nazarbaïev, dont le bilan démocratique est très contesté, en assurant qu'il ne renonçait ni aux "intérêts économiques de la France", ni à "ses valeurs". Le chef de l'Etat kazakh a, lui, répondu qu'il avait "entendu les critiques".