Russie : la journaliste poignardée victime d'un "fou", selon le Kremlin

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Russie : la journaliste poignardée victime d'un "fou", selon le Kremlin
L'assaillant, a été identifié par les enquêteurs comme Boris Grits, a été interpellé et doit être présenté devant un juge mardi.@ AFP
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Le Kremlin estime que la journaliste a été victime d'un "fou" et non d'un climat hostile aux médias qui critiquent le pouvoir central. 

La journaliste de la radio russe Echo de Moscou, Tatiana Felguenhauer, poignardée lundi dans sa rédaction, a été victime d'un "fou" et non d'un climat hostile aux médias critiques du pouvoir en Russie, a estimé mardi le Kremlin.

"Tenter de relier cet événement tragique, lié à la manifestation d'une telle folie, avec quelque chose d'autre n'est pas logique ou correct de notre point de vue", a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Des voix se sont élevées après le drame pour dénoncer un climat de haine envers les médias indépendants alimenté par le pouvoir.

"Nous regrettons (cette agression) et compatissons envers Tatiana, ses proches et toute la rédaction d'Echo de Moscou, qui a eu à subir l'attaque de ce fou", a poursuivi Dmitri Peskov, souhaitant à la journaliste, toujours en réanimation mardi, un "rapide rétablissement". "Les actions d'un fou restent les actions d'un fou", a-t-il ajouté.

L'assaillant a été interpellé. Présentatrice d'une émission populaire le matin sur cette radio critique du pouvoir dont elle est la rédactrice en chef adjointe, Tatiana Felguenhauer a été agressée lundi à la mi-journée dans les locaux d'Écho de Moscou, situés en plein centre de la capitale russe. L'assaillant, un Russo-Israélien de 48 ans identifié par les enquêteurs comme Boris Grits, a été interpellé et doit être présenté devant un juge mardi.

Un lien "télépathique" avec la journaliste depuis 2012. Visiblement déséquilibré, il a affirmé avoir avec la victime "un lien télépathique depuis 2012" et assuré qu'elle "le pourchassait sexuellement toutes les nuits" via ce "lien". De nombreuses voix ont néanmoins critiqué une atmosphère hostile, alimentée par le pouvoir, envers les voix critiques, journalistes ou politiques, de nature à encourager les déséquilibrés.