Russie : l'attentat toujours pas revendiqué

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Russie : l'attentat toujours pas revendiqué
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L'enquête se poursuivait dimanche après l'attentat qui a provoqué le déraillement d'un train causant la mort d'au moins 25 personnes.

Le train Moscou-Saint-Pétersbourg, qui a déraillé vendredi soir, a bien été la cible d’un attentat. L’information a été confirmée par le comité d'enquête du parquet russe en charge de l’affaire. Des survivants avaient déjà raconté avoir entendu une explosion. Des restes d’un engin explosif ont depuis été découverts. Le parquet général a ouvert une enquête criminelle pour terrorisme et détention illégale d'explosifs. "Les données préliminaires font état de l'explosion d'un engin artisanal d'une puissance équivalente à sept kilos de TNT", a déclaré, selon les agences russes, le chef du FSB Alexandre Bortnikov.

Le bilan de cette attaque est très lourd. Selon un dernier décompte effectué dimanche en fin de matinée, au moins 25 personnes ont été tuées et une centaine d'autres blessées. Au moins 12 personnes sont encore portées disparues. Les sauveteurs ont travaillé dans des conditions très difficiles, dans une zone isolée, à près de 300 kilomètres de Moscou, faite de forêts et de marécages.

Aucune revendication crédible n'a encore été annoncée, mais le ministre russe de l'Intérieur, Rachid Nourgaliev, a assuré que la police disposait d'indices selon lesquels "plusieurs personnes" avaient participé à l'attentat et qu'un homme roux d'une quarantaine d'années était recherché.

Regardez les images diffusées dans la nuit de vendredi à samedi sur une télévision russe :

En août 2007, un attentat à la bombe sur la même ligne avait fait soixante blessés. Des suspects soupçonnés d'appartenir à la rébellion tchétchène sont actuellement jugés pour cette première attaque.

Le président russe, Dmitri Medvedev, a pressé samedi les forces de l'ordre de "faire en sorte d'éviter le chaos". Nicolas Sarkozy a exprimé "sa profonde tristesse". Les Etats-Unis ont également adressé un message de sympathie à la Russie. La présidence suédoise de l'Union européenne a déploré "la perte tragique de vies humaines".