Russie : attentat suicide à Volgograd

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Russie : attentat suicide à Volgograd
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VIDÉO- Il aurait été provoqué par une veuve noire, ont déclaré les services anti-terroristes russes.

L'INFO. 17 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres ont été blessées dimanche lorsqu'une femme s'est fait exploser dans une gare de Volgograd (ex-Stalingrad, sud de la Russie), un nouvel épisode de violence dans cette région proche de l'instable Caucase russe. "Un engin explosif a sauté à 13 heures (heure locale) près de l'entrée de la gare ferroviaire à Volgograd. L'explosion s'est produite devant les détecteurs de métaux placés à l'entrée de la gare, remplie de voyageurs. Selon les premiers éléments de l'enquête, la femme qui s'est fait exploser serait une "veuve noire".

Un internaute a posté une vidéo de l'explosion :

Les fenêtres ont été soufflées aux deux premiers niveaux de la gare, et de nombreuses ambulances se trouvaient devant l'entrée principale de ce bâtiment de briques grises, au milieu de débris et de la neige. "Cela a été une explosion très puissante", a déclaré Valentina Petritchenko, vendeuse dans une boutique de la gare, à la chaîne russe Vesti 24.  "Des gens ont commencé à courir, mais ils ont été repoussés par l'explosion. C'était très effrayant", a-t-elle raconté.

Des photos ont été postées par Russia Today :





Un enfant de 9 ans tué. Au moins "14 personnes dont un policier ont été tuées et 34 autres, parmi lesquelles un enfant de neuf ans, ont été blessées" dans l'attentat, selon le comité d'enquête. Le ministère de la Santé a de son côté évoqué plus de 50 blessés. La puissance de l'engin explosif était d'environ dix kilos d'équivalent TNT, a dit la même source.

Une veuve noire à l'origine de l'attentat. La femme qui s'est fait exploser à Volgograd serait une "veuve noire", selon le site populaire Lifenews.ru. "Aslanova a été mariée deux fois à des rebelles. Ses deux époux ont été tués par les forces russes", affirme ce site spécialisé dans les scoops. Recherchée depuis juin 2012, Aslanova était amie d'une autre kamikaze qui avait tué six personnes à Volgograd en octobre en se faisant exploser dans un autobus rempli d'étudiants, selon Lifenews.ru.

Poutine demande de "prendre toutes les mesures nécessaires". Le président russe Vladimir Poutine a été informé de l'attentat et a chargé les services compétents de prendre "toutes les mesures nécessaires pour apporter une assistance complète à tous les blessés dans l'explosion", est-il écrit dans un communiqué du Kremlin. Poutine a en outre chargé le comité d'enquête de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité à Volgograd. "La situation est difficile (...), mais nous ne permettrons pas que la panique s'empare de la ville", a déclaré à Vesti 24 la maire de Volgograd, Irina Gousseva, qui s'est rendue sur les lieux de l'attentat. Le ministère de l'Intérieur a pour sa part annoncé le renforcement des mesures de sécurité dans toutes les principales gares et  principaux aéroports de Russie.

Un attentat dans un bus en octobre. Un attentat-suicide commis par une femme-kamikaze à bord d'un bus de la même ville, le 21 octobre dernier, avait déjà fait sept morts et une trentaine de blessés, soit l'explosion de ce genre la plus meurtrière en dehors du Nord-Caucase depuis près de trois ans. Cet attentat avait été attribué par les enquêteurs à une femme de 30 ans nommée Naïda Assialova, originaire du Daguestan, une république russe du Nord-Caucase en proie à une insurrection islamiste.