Royaume-Uni : plus d'un million de signatures contre la visite d'État de Trump

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Royaume-Uni : plus d'un million de signatures contre la visite d'État de Trump
Des Britanniques refusent que des honneurs officiels soient rendus à Donald Trump s'il venait en visite officielle (image d'illustration du 27 janvier)@ BRENDAN SMIALOWSKI / AFP
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Plus d'un million de Britanniques refusent la visite d'État de Donald Trump au Royaume-Uni, car elle impliquerait de nombreux honneurs.

Plus d'un million de personnes avaient signé lundi en milieu de matinée une pétition contre la visite d'État du président américain Donald Trump au Royaume-Uni, prévue en 2017, pour protester contre son décret anti-migrants.

Pas de dîner avec la reine. La pétition publiée sur le site du Parlement britannique prévoit que si Donal Trump "peut venir au Royaume-Uni en tant que chef du gouvernement américain", il ne doit pas être autorisé à effectuer une visite d'État qui implique de nombreux honneurs dont celui d'être reçu à dîner par la reine Elisabeth II à Buckingham Palace.

Selon le texte de la pétition, cela risquerait d'"être embarrassant" pour la reine. "La misogynie notoire de Donald Trump et sa vulgarité le disqualifient pour être reçu par Sa Majesté la reine et le prince de Galles", son fils, ajoute la pétition. Elle a été lancée avant même le décret anti-migrants mais le nombre de signataires a bondi depuis.

Des pétitions qui peuvent mener à un débat. Quiconque habite au Royaume-Uni peut signer les pétitions publiées sur le site du Parlement. Au-delà de 100.000 signatures, les parlementaires doivent en débattre, sans qu'elles soient forcément soumises à un vote. En janvier 2016, les députés britanniques avaient examiné une première pétition réclamant l'interdiction de laisser entrer Donald Trump, alors candidat à la présidentielle américaine, sur le territoire britannique, lorsqu'il avait déclaré son intention de restreindre l'entrée des musulmans dans le pays.

Un décret qui ne passe pas. Vendredi soir, Donald Trump a signé un décret qui interdit d'une part l'entrée sur le territoire de réfugiés pendant 120 jours et, d'autre part, l'arrivée de tout ressortissant de sept pays à majorité musulmane et considéré comme à risques au plan du terrorisme, (Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen) pendant 90 jours.