Réunions en série pour sauver l’euro

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Réunions en série pour sauver l’euro
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Discussion France-Allemagne samedi, sommet de l’EU mercredi : le programme est chargé.

Les pays de l’Union Européenne vont multiplier les rencontres dans les prochains jours pour muscler encore un peu plus le plan de sauvetage de la monnaie unique. Des négociations en trois actes, tant les difficultés sont nombreuses.

Plusieurs réunions pour trouver un accord

Les mauvaises nouvelles s’accumulent cette semaine : la note souveraine de l’Espagne a été dégradée mercredi, la Grèce connaît d’importantes difficultés budgétaires malgré l’adoption jeudi d’un nouveau plan de rigueur, et le manque de gouvernance économique à l’échelle européenne fait toujours débat.

Face à la complexité des discussions pour sortir la zone euro de la crise, les Européens ont pris leurs précautions : au sommet prévu dimanche à Bruxelles, ils ont rajouté une deuxième rencontre mercredi. Allemands et Français ont, en outre, prévu de se voir samedi pour aplanir leurs différends.

Débat sur le renforcement du fonds de soutien

Les Européens restent divisés sur la manière de renforcer le Fonds de soutien aux pays de la zone euro en difficulté (FESF), sans mettre à nouveau à contribution les budgets des Etats. Doté aujourd'hui de 440 milliards d'euros, le FESF risque de se révéler insuffisant si l’Espagne ou l’Italie s’enfoncent dans la crise ou si les banques doivent être recapitalisées.

Certains proposent donc d’augmenter l’enveloppe du FESF, mais sans que les Etats ne mettent la main à la poche. Ce serait alors la Banque centrale européenne (BCE) qui garantirait les nouveaux prêts, ce que refusent certains car cette méthode pourrait dévaloriser la monnaie unique.

Le couple franco-allemand à la manœuvre

Pays moteurs dans toute négociation européen, l'Allemagne et la France vont tenter de trouver un compromis samedi, avant de rejoindre les autres pays de la zone euro. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel se rencontrent pour préparer une "réponse globale et ambitieuse" à la crise.

Mais si Angela Merkel est résolue à renforcer le fonds d’aide, elle a besoin de l’accord de ses députés pour le faire adopter. Or ces derniers sont très sceptiques et demandent des garanties.

Français et Allemands ont néanmoins l’obligation de s’entendre pour espérer convaincre leurs autres partenaires. Et le nouvel accord doit être bien ficelé, puisqu’il est censé freiner la crise de la zone euro et servir de base à la proposition des Européens lors du prochain du G20, qui se tiendra début novembre à Cannes.