Reprise de Mossoul : "Ce n’est pas la fin de l’Etat islamique"

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Pour Agnès Levallois, professeure à Sciences-Po, la reconquête par les forces irakiennes de ce bastion de l’EI ne signifie pas la fin de l’organisation djihadiste. 

INTERVIEW

Après des mois de combats acharnés, les forces irakiennes ont repris, dimanche, la ville de Mossoul, l’un des principaux bastions de l’Etat islamique. Ce dénouement marque un revers majeur pour le groupe djihadiste, sans pour autant signifier sa disparition, selon Agnès Levallois, professeur à Sciences-Po. "Ça ne veut pas forcément dire la fin de l’Etat islamique", a estimé la vice-présidente de l'Iremmo, l'institut de recherche sur la Méditerranée et le Moyen-Orient, interrogée dimanche soir sur Europe 1.

"Mettre fin au projet de califat de l’EI." La libération de Mossoul, deuxième ville d’Irak, est cependant une importante défaite pour l’EI. "La reprise de la ville met en grande difficulté l’Etat islamique. L’EI s’est déjà replié sur d’autres territoires, sachant que la volonté de l’armée irakienne, appuyée par la coalition internationale, est de venir à bout de cette organisation", précise Agnès Levallois.

"Maintenant, il s’agit de s’attaquer à Raqqa". Pour les forces irakiennes et internationales, le prochain objectif sera de libérer la ville de Raqqa, en Syrie, autre bastion de l’EI, où des combats ont déjà commencé. "Maintenant, il s’agit de s’attaquer à Raqqa. Mais même la reprise totale de cette ville ne signifiera pas la fin de l’EI. On retrouve d’autres combattants sur des terrains en Afrique, dans le Sinaï, en Egypte ou en Libye. L’objectif pour la coalition est de mettre fin au projet de califat de l’EI sur le territoire irako-syrien", conclut la professeure.