"Rahmbo" quitte la Maison-Blanche

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"Rahmbo" quitte la Maison-Blanche
@ REUTERS
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C’est le quatrième collaborateur à démissionner, mais cette fois pour des raisons électorales.

Obama (encore) lâché par un conseiller. Le président américain a confirmé vendredi la démission du secrétaire général de la Maison-Blanche, Rahm Emanuel, l'un des plus puissants conseillers de la présidence qui veut se porter candidat à la mairie de Chicago.

"Il met un niveau inégalé d'énergie, d'enthousiasme et d'engagement dans chaque chose qu'il entreprend", a dit Barack Obama de son collaborateur démissionnaire, dont le départ intervient à un mois des élections législatives de mi-mandat.

Il jette un poisson mort

Son intérim sera assuré par Pete Rouse, un des plus anciens collaborateurs du président démocrate qu'il côtoie depuis sa campagne aux élections sénatoriales de 2004. "A l'évidence, ces deux hommes ont des styles légèrement différents", a plaisanté le président. "Pete n'a jamais vu un micro ni une caméra de télévision qui lui plaise."

Personnalité aux manières parfois brutales - la presse américaine le surnomme "Rahmbo" -, il est arrivé à Rahm Emanuel de jeter un poisson mort sur un sondeur qui l'avait fâché. Le poste de secrétaire général de la Maison-Blanche est primordial pour le bon fonctionnement de l'administration.

Un conseiller très proche du Président

Premier collaborateur à s'entretenir avec le président le matin, dernier le soir, il est la courroie de transmission entre les différents services. Il sert de relais avec le Congrès et peut parfois, ainsi que s'en targuait Rahm Emanuel, décider qui est autorisé ou non à approcher le président.

Sa démission n'est pas la première au sein de la présidence : Larry Summers, directeur du Conseil économique national rattaché à la Maison blanche, a annoncé la semaine dernière qu'il quitterait ses fonctions avant la fin de l'année. Deux autres membres de l'équipe économique initiale du président sont partis cet été : Peter Orszag, directeur du Budget, en juillet, puis Christina Romer, présidente du Conseil économique de la Maison blanche, début septembre.