Qui pourrait offrir l’asile à Assad ?

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Qui pourrait offrir l’asile à Assad ?
Bachar al-Assad aurait tâté le terrain en vue d'un éventuel exil.@ Reuters
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ZOOM - Le président équatorien serait prêt à examiner une demande d’asile du dirigeant syrien.

L'Équateur a déjà accordé l’asile à Julian Assange, le sulfureux fondateur de WikiLeaks. Ce petit pays pourrait bien faire de même dans un tout autre genre avec Bachar al-Assad, le dirigeant syrien qui demeure pour l’instant accroché au pouvoir. C’est ce que le président équatorien, Rafael Correa, a laissé entendre dans la presse lundi, assurant : "nous étudierons évidemment la demande de n’importe quelle personne demandant l’asile à l’Équateur, comme venant d’un être humain dont les droits doivent être respectés". Europe1.fr passe en revue les pays qui pourraient accueillir le dirigeant syrien.

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• L’Équateur. Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal Mekdad, a fait une tournée en Amérique du Sud il y a quinze jours. L’Équateur figurait sur sa liste, ce qu’a bien confirmé le président Rafael Correa.

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© Reuters

• Le Venezuela. Au cours de cette tournée, Fayçal Mekdad aurait aussi transmis à Hugo Chavez une missive dans laquelle Bachar al-Assad rappelle la "relation personnelle" entre les deux hommes, selon le journal israélien Haaretz. Il faut dire que le président vénézuélien figure parmi les rares soutiens de Bachar al-Assad. Pour le président du Venezuela, qui a fourni du carburant et d’autres marchandises au régime syrien, Bachar al-Assad est une victime des États-Unis.

• Cuba. Du côté de La Havane, également visitée par le vice-ministre syrien, la ligne anti-américaine rend aussi plausible l’idée d’un asile offert à Bachar al-Assad, analyse le site Salon. Au moment de la chute du régime de Mouammar Kadhafi en Libye, Cuba avait d’ailleurs été cité comme pouvant potentiellement accueillir le dictateur en fuite. Mais celui-ci avait été capturé et exécuté par les rebelles avant d’avoir pu quitter son pays.

bachar al-assad et sergueï lavrov, syrie russie

© REUTERS

• La Russie. Moscou, qui est opposé à toute proposition de résolution de l’ONU portant sur des sanctions contre le régime d’Assad, constitue une terre d'asile de choix. Interrogé sur le sujet en juillet, le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a confirmé que le sujet avait bien été évoqué, lors d’une rencontre à Berlin entre Vladimir Poutine et Angela Merkel. Mais il a aussitôt botté en touche : "nous pensions que c’était une plaisanterie et donc nous avons répondu par une plaisanterie : ‘qu’en est-il de votre côté, les Allemands ? Et si c’était vous qui accueilliez Assad ?’".

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• Les Émirats arabes unis. Dubaï pourrait bien accueillir Bachar al-Assad, note Le Figaro. La famille du dirigeant syrien y avait placé des intérêts financiers. Bouchra, la sœur de Bachar al-Assad, y a en outre trouvé refuge fin juillet 2012.