Qui est la nouvelle présidente de Centrafrique ?

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Qui est la nouvelle présidente de Centrafrique ?
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PROFIL - Catherine Samba-Panza, maire de Bangui, a été élue présidente de transition du pays. Mission difficile en vue.

L’INFO. Catherine Samba-Panza hérite d’une lourde tâche. La maire de Bangui a été élue lundi présidente de transition de Centrafrique par le Parlement, après avoir devancé au second tour l’autre candidat, Désiré Kilingba, fils d’un ancien chef de l’État. Elle succède donc à Michel Djotodia, contraint à la démission le 10 janvier, mais ne dispose pas de beaucoup de temps pour mener à bien sa mission.

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Son parcours. Celle qui était selon RFI la favorite du scrutin est arrivée en tête au premier tour devant les huit autres candidats. Catherine Samba-Panza, née le 26 juin 1954, est maire de Bangui depuis 2011. Chrétienne, elle a suivi des études en France avant d’ouvrir en Centrafrique une entreprise de courtage en assurances, racontait La Croix en juillet. Catherine Samba-Panza a pour elle de n’appartenir à aucune faction, ni à l’ex-rébellion Séléka : ni "aux hommes politiques qui sautent de ministère en ministère au gré des coups d’État", selon le quotidien. Cette femme est vue comme une battante, à l’expérience politique déjà longue, et jugée "compétente" par le milieu des affaires. Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, voit en elle "une femme remarquable". Lundi, son élection a été saluée par des applaudissements de l’assistance, qui a aussitôt entonné l’hymne national centrafricain.

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Son appel. Aussitôt élue, elle a pris la parole devant les parlementaires pour exhorter à renoncer aux armes. "Je lance un appel vibrant à mes enfants anti-balaka [les milices chrétiennes] qui m’écoutent. Manifestez votre adhésion à ma nomination en donnant un signe fort de dépôt des armes", a-t-elle lancé. "A mes enfants ex-Séléka [les combattants musulmans] qui m’écoutent aussi, déposez vos armes", a-t-elle aussi demandé. Catherine Samba-Panza a aussi assuré qu’elle était "la présidente de tous les Centrafricains sans exclusive", et exprimé sa "priorité des priorités" : "faire cesser la souffrance des populations, restaurer la sécurité et l’autorité de l’État sur tout le territoire".

Des soldats français en patrouille à Bangui.

© REUTERS

Ce qui l’attend. Mais pour l’élue, "ce ne sera pas une partie de plaisir", a prévenu la présidente en exercice du CNT, Léa Kouyassoum Doumta. Car un mois et demi après le début de l’opération Sangaris dans le pays, la situation sécuritaire, un peu meilleure dans la capitale, demeure compliquée dans les zones plus reculées. Dans le nord-ouest du pays, la Croix-rouge a ainsi découvert au moins 50 corps depuis vendredi. A Boali, à 90 kilomètres au nord-ouest de Bangui, des centaines de musulmans se sont réfugiés dans la paroisse Saint-Pierre après des heurts qui ont déjà fait sept morts. Au-delà de la violence, la nouvelle présidente devra aussi tenter de remettre sur pied une administration paralysée et traiter le problème des centaines de milliers de déplacés du pays. Le tout dans un laps de temps très court : selon le calendrier de la transition, les élections générales doivent être organisées au plus tard au premier semestre 2015.

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